Résumé

Portrait de Pierre Flourens Pierre Flourens De l'instinct et de l'intelligence des animaux… (1861)

L'homme peut, en effet, apprivoiser jusqu'aux espèces les plus solitaires et les plus féroces. Il apprivoise l'ours, le lion, le tigre. Les anciens, qui faisaient plus pour un vain luxe que nous ne faisons pour la science, ont vu des chars traînés par des panthères. On voit tous les jours des ours qui obéissent à leur maître, qui se plient à des exercices. Et cependant aucune espèce solitaire, quelque facile qu'elle soit à apprivoiser, n'a jamais donné de race domestique.
C'est qu'une habitude n'est pas un instinct.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Flourens Pierre Flourens De l'instinct et de l'intelligence des animaux… (1861)

A ne consulter que l'organisation, le loup serait un chien; et cependant la destination de ces deux animaux est loin d'être la même : l'un vit dans les forêts, l'autre vit près de l'homme; l'un vit à peu près solitaire, l'autre est essentiellement sociable ; l'un est resté sauvage, et l'autre est devenu domestique.
Rien ne ressemble donc plus au loup que le chien par les formes et par les organes, et rien n'en diffère plus par les penchants, par les mœurs, par l'intelligence.
Source : Gallica

Portrait de Pierre Flourens Pierre Flourens De l'instinct et de l'intelligence des animaux… (1861)

Aucun genre naturel de nos catalogues ne montre des différences aussi fortes que celles de nos animaux domestiques de même espèce. Le lion et le tigre ne diffèrent pas plus l'un de l'autre que le chat d'Espagne ne diffère du chat d'Angora; le loup et le chacal se ressemblent plus que le chien dogue et le chien lévrier. Or, ces différences, plus grandes que celles qui, dans l'état sauvage, séparent une espèce de l'autre, ce sont des circonstances fortuites, c'est la
domesticité, c'est l'homme, qui les produisent.
Source : Gallica

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