Johann Rudolf Wyss,
Le Robinson suisse, journal d'un père de famille naufragé avec ses enfants…
(1878)
“ LE PÈRE. Il ne faut pas t'attendre, cher enfant, à ce que tes forces croîtront dans la même proportion que celles du taureau. L'homme, destiné à vivre plus longtemps, se développe bien plus lentement : dans un an, tu seras encore un faible petit garçon, et ton taureau sera déjà dans toute sa force; mais tu peux, comme tu dis, t'en faire aimer, et l'accoutumer à se laisser mener par toi. FRANÇOIS. Et à me mener aussi, car je veux monter sur lui comme Jack sur le buffle ; ce sera mon cheval. FRITZ. Et comment veux-tu l'appeler? Voyons ! cherche-lui un beau nom bien sonore. ”
