Chien sauvage

Définition et enjeux

Eugène Alix L'esprit de nos bêtes (1890)

Si, maintenant, au lieu de comparer le chien actuel au chien des peuples, les plus civilisés de l'antiquité, je le compare au chien primitif, au chien sauvage ou redevenu tel, quelles différences en ce qui concerne les facultés intellectuelles !
Tandis que notre chien domestique possède, au moins en germe, les plus hautes facultés de l'homme, l'animal sauvage obéit surtout à ses instincts. Les facultés qui font précisément admirer le premier, comme le dévouement, la fidélité, la reconnaissance, etc., n'existent pas chez le second.
Source : Gallica

Portrait de Henry Crosnier de Varigny Henry Crosnier de Varigny Histoire et moeurs des animaux… (1904)

En employant le chien pour la chasse ou la garde des troupeaux, on lui impose le travail qui a le plus d'analogie avec celui du chien sauvage. Toutefois, un travail habituel transforme la nature physiologique de l'animal. Le chien sauvage poursuit sa proie jusqu'à ce qu'elle meure : il prouve par là qu'il est plus tenace que le ruminant qu'il poursuit. En sautant, il exerce les muscles de ses jambes de derrière comme s'il tirait.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse Toussenel Alphonse Toussenel L'esprit des bêtes (1858)

Le chien sauvage, ou plutôt le chien revenu à la sauvagerie, celui qui habite les pampas de l'Amérique méridionale notamment, le chien sauvage est le plus habile et le plus amusant de tous ces carnassiers coureurs. Les chasseurs de ces diverses contrées tiennent en haute estime ces transfuges de la civilisation et cherchent à s'emparer des portées des lices.
Source : Gallica

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