Fuégiens

Définition et enjeux

Portrait de Charles Rabot Charles Rabot La Terre de Feu d'après le Dr Otto Nordenskjöld (1902)

Le soir, toute la famille se réunit autour du feu de bivouac, pour cuire les aliments et pour jacasser. Parfois alors, les femmes chantent des mélopées d'une mélancolie poignante. C'est aussi le moment où l'on raconte les légendes. Comme tous les peuples, les Fuégiens ont imaginé une histoire de l'origine de l'homme, c'est-à-dire de leur race. Jadis, racontent-ils, le pays était habité par des hommes barbus, ressemblant aux blancs. Alors le soleil et la lune, mariés ensemble, vivaient sur la terre.
Source : Gutenberg

Portrait de Pierre Foncin Pierre Foncin Géographie générale : relief du sol… (1899)

Au dernier degré de l'échelle humaine, sont les habitants de la Terre-de-Feu, les misérables Fuégiens, reste d'une race ancienne en partie détruite par d'autres peuples venus du Nord. Habiles par nécessité dans la navigation et la pêche, les Fuégiens ne savent même pas se protéger contre le froid, et sont très maladroits à se procurer du feu.
Au-dessous d'eux viennent les Peaux-Rouges du Dominion et les Indiens Charruas ou Puelches des Pampas. Sauvages et cruels, ils ignorent encore l'art de travailler le fer, et leurs principales armes sont en pierre.
Source : Gallica

Portrait de Jules Verne Jules Verne Les Naufragés du Jonathan

Entre les Patagons ou Tchnelts et les Fuégiens, il existe des différences ethniques assez sensibles sous le rapport de la race et des mœurs, les premiers étant infiniment plus redoutables que les seconds. Ceux-ci vivent de la pêche et ne se réunissent guère que par familles, tandis que ceux-là sont chasseurs et forment des tribus compactes sous l’autorité d’un chef. En outre, la taille des Fuégiens est un peu inférieure à celle de leurs voisins du continent.
Source : Wikisource

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