Résumé

Juliette Figuier Nouvelles languedociennes, par Mme Louis Figuier… (1860)

Frigoulette n'osait donc plus parler de Brunélou. Comme elle le lui avait promis, elle ne quittait pas ses habits de toile; suivie de sa chevrette, elle partait au jour avec sa trinca pour ne revenir qu'à la nuit.
C'est à tort qu'on regarde le paysan comme isolé au milieu de son champ : dans le ciel, sur la terre, parmi les animaux ou les plantes, il y a pour lui tout un monde inconnu, qu'il voit, qu'il entend, qu'il observe ou qu'il devine. Un quadrupède, chèvre ou mouton, partage d'ordinaire la solitude du garrigdire.
Source : Gallica

Juliette Figuier Nouvelles languedociennes, par Mme Louis Figuier… (1860)

Tour à tour étreint par le feu dévorant de l'amour ou consumé par le dévouement maternel, leur coeur ressemble à un volcan dont les éruptions successives marquent les grandes phases de leur vie.
A la vue du bonheur nouveau de cette jeune femme qui lui montrait avec orgueil son enfant, et de Cigalou qui, exclusivement occupé de son travail, semblait avoir oublié le joyeux temps des amours, Frigoulette n'osa confier à son amie le secret des déceptions de son coeur. L'orpheline, qui savait que Cigalou comme Brunel, n'était qu'en congé, ne pouvait s'expliquer son mariage avec Cabride.
Source : Gallica

Juliette Figuier Nouvelles languedociennes, par Mme Louis Figuier… (1860)

La campagne s'appauvrit aux approches de Brissac-les-Bains, qui est bâti au bord de l'étang de Thau. Les eaux salées de cet étang ont la propriété, comme celles de la mer, d'éloigner toute végétation de leurs bords; aussi la partie du village qui s'étend sur la rive est-elle peut-être plus, triste encore que celle qui s'élève sur la colline dénudée. L'étang de Thau n'offre, ni les proportions charmantes d'un lac ni la majesté de la mer. Sans navires et sans vagues, ses flots lourds viennent mourir au pied des garrigues.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature