Juliette Figuier, Nouvelles languedociennes, par Mme Louis Figuier… (1860)
“ Frigoulette n'osait donc plus parler de Brunélou. Comme elle le lui avait promis, elle ne quittait pas ses habits de toile; suivie de sa chevrette, elle partait au jour avec sa trinca pour ne revenir qu'à la nuit. C'est à tort qu'on regarde le paysan comme isolé au milieu de son champ : dans le ciel, sur la terre, parmi les animaux ou les plantes, il y a pour lui tout un monde inconnu, qu'il voit, qu'il entend, qu'il observe ou qu'il devine. Un quadrupède, chèvre ou mouton, partage d'ordinaire la solitude du garrigdire. ”
