Gilbert Sore, Mon vieux pays : poèmes de la Lande (1926)
“ Plus loin, vers l'orient, vers le sud, c'est la lande, C'est la plaine stérile et le marais malsain. Aussi loin que l'écho répercute ses ondes, Le cor ne touchera de ses notes profondes Qu'un héron nostalgique ou quelque marcassin. Parfois, quand vient le vent de la mer océane, Le vent qui hurle à mort et, comme une liane, Tord le pin centenaire au geste d'encensoir, Avec de grands bruits sourds, la forêt se balance Et courbe sur Boïos sa frondaison immense, Son aile maternelle ainsi qu'un reposoir. ”
