Résumé

René Millet Revue des Deux Mondes

L’Europe, après avoir vécu si longtemps sur elle-même, jette un regard sur le globe et se sent débordée. Elle aperçoit, de l’autre côté de l’Atlantique, une nouvelle Europe qui lui renvoie son image agrandie, et une autre encore, aux antipodes, sur le continent australien. En face de cette civilisation de forme et d’esprit insulaires, elle en voit surgir une autre, tout aussi colossale, c’est la civilisation russe, qui rejoint, par des dégradations insensibles, le caractère asiatique, et dont on ne peut dire si l’empire finit à Vladivostok ou si la colonisation commence aux portes de Moscou.
Source : Wikisource

René Millet Revue des Deux Mondes

Vers le milieu du XVIIe siècle, la France est sans contredit la plus forte et la mieux douée. Bien ramassée dans la main de ses princes, elle s’étend à l’aise sur un magnifique territoire. Elle touche, par ses deux mers, le monde ancien et le monde nouveau, l’Orient et l’Occident. Ses aventuriers jalonnent l’Amérique, son influence domine à Constantinople. Dans une position si avantageuse, elle semble taillée tout exprès pour devenir le régulateur et l’entrepôt de l’Europe. L’Angleterre est faible, divisée, déchirée par les factions, resserrée et comme reléguée dans son île.
Source : Wikisource

René Millet Revue des Deux Mondes

On peut prévoir que, dans un avenir prochain, cent millions d’êtres humains, appartenant à toutes les races et à tous les degrés de civilisation, s’abriteront sous les plis du drapeau français. Quand cet empire devrait périr demain, cet effort ne serait pas moins l’un des plus mémorables que l’histoire ait enregistrés. Pour le nier, il faut l’aveuglement de l’esprit de parti, ou la frivolité d’un public distrait.
Mais, autant qu’on peut en juger, l’œuvre est durable, parce qu’elle est conçue dans le sens de la civilisation et conforme au génie de la France.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature