René Millet, Revue des Deux Mondes
“ L’Europe, après avoir vécu si longtemps sur elle-même, jette un regard sur le globe et se sent débordée. Elle aperçoit, de l’autre côté de l’Atlantique, une nouvelle Europe qui lui renvoie son image agrandie, et une autre encore, aux antipodes, sur le continent australien. En face de cette civilisation de forme et d’esprit insulaires, elle en voit surgir une autre, tout aussi colossale, c’est la civilisation russe, qui rejoint, par des dégradations insensibles, le caractère asiatique, et dont on ne peut dire si l’empire finit à Vladivostok ou si la colonisation commence aux portes de Moscou. ”
