Léon Hugonnet

Résumé

Léon Hugonnet Le Réveil national (1886)

Les Turcs, par le vice de leur administration, de leurs moeurs, sont incapables de gouverner l'Europe et l'Asie, ou l'une ou l'autre de ces contrées. Ils les ont dépeuplées, et se sont suicidés eux-mêmes par le lent suicide de leur administration. Mais, comme race d'hommes, comme nation, ils sont encore, à mon avis, les premiers et les plus dignes parmi les peuplades de leur vaste empire ; leur caractère est le plus noble et le plus grand, leur courage est intact; leurs vertus religieuses, civiles et domestiques, sont faites pour inspirer à tout esprit impartial l'estime et l'admiration.
Source : Gallica

Léon Hugonnet Le Réveil national (1886)

En Angleterre, où les intérêts commerciaux priment toutes les autres considérations, il suffit d'être exactement renseigné; c'est ce que font la presse, qui a une si puissante organisation, les consulats et les innombrables touristes qui parcourent le monde et sont de si précieux auxiliaires. Un publiciste anglais me disait, un jour, que le pavillon britannique, avec ses rayures en diagonale, ressemble à une toile d'araignée, et qu'il est l'image exacte de la politique de ce pays qui étend sur le globe un immense tissu dans lequel les peuples naïfs se laissent prendre comme des moucherons.
Source : Gallica

Léon Hugonnet Le Réveil national (1886)

L'indifférence pour les questions extérieures constitue la politique la plus dangereuse et la plus aventureuse, car les destinées du pays dépendent du hasard. Parce que nous nous sommes condamnés à l'isolement et à l'immobilité, est-ce une raison pour que les autres peuples nous imitent? La lutte pour l'existence en est-elle moins âpre? La pire des utopies est celle qui consiste à croire qu'une nation peut rester isolée et stationnaire. Ce rêve de béatitude contemplative que l'ancienne Egypte et la Chine avaient réalisé, leur a été fatal.
Source : Gallica

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