Résumé

René Pinon,  Revue des Deux Mondes

“ Nous nous séparons, avec regrets, non pas du peuple anglais, mais d’un Gouvernement que rien ne peut éclairer, — pas même le voyage triomphal du maréchal Hindenburg à Munich et les manifestations militaristes et monarchistes dont il a été l’objet, — et à qui manque cette expérience du voisinage allemand que l’histoire nous a donnée. Nous ne nous éloignons pas de l’Angleterre, ni de l’Empire britannique, dont les braves soldats se sont héroïquement battus sur notre sol ; nous nous séparons d’une politique qui conduit la France, l’Allemagne, l’Angleterre elle-même, et toute l’Europe aux abîmes. ”
Source : Wikisource

René Pinon,  Revue des Deux Mondes

“ Quand un de ces grands frissons passe sur la France, on peut tout lui demander : comme le souffle du vent du large est plus puissant que les voiles qui le recueillent et que les antennes qui l’orientent, ainsi l’élan de l’âme française domine ses gouvernemens successifs : il leur confère ce qu’ils ont, en dernière analyse, de vie pleine et de force immortelle. Mais il faut donner à ce peuple une politique qu’il comprenne, parce que c’est lui qui en est le support et lui qui en souffre, si elle est mauvaise. L’opinion est reine du monde, mais il faut l’éclairer et ne pas la tromper. ”
Source : Wikisource

René Pinon,  Revue des Deux Mondes

“ Au premier abord, la rivalité anglo-allemande semble n’être qu’une querelle de marchands, mais si l’on y regarde de plus près, elle se dramatise et s’amplifie ; elle apparaît comme la lutte de deux peuples pour la suprématie, comme une phase du grand drame politique qui constitue, d’âge en âge, la trame de l’histoire du monde et dont les guerres ne sont que les incidens violens, les crises aiguës ; ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement la supériorité commerciale et la royauté des affaires, c’est aussi la direction intellectuelle et morale du monde. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature