Blocus continental

Définition et enjeux

Simon Godchot,  Les Neutres, étude juridique et historique de droit maritime international (1891)

“ Le grand homme qui, après avoir mis fin à la Révolution, avait fondé l'Empire français, pour répondre aux ordres du Conseil, qui dominaient sur l'Océan, conçut l'idée du Blocus Continental, idée qui, si elle eût été exécutée par toutes les nations européennes qu'il avait soumises à ses armes ou attachées à sa fortune, mettait en péril le commerce, l'industrie, la navigation même de l'Angleterre, c'est-à-dire son existence. ”
Source : Gallica

Laffauris,  Outre-mer, ou les Intérêts coloniaux envisagés dans leur rapport avec la civilisation et nos industries… (1839)

“ On a beaucoup vanté le blocus continental. Les apôtres du régime prohibitif nous parlent de ce blocus comme d'une baguette de fée qui avait transformé la France en un palais dont les pierres étaient des rubis et des diamants. On ne peut pas dissimuler que le blocus n'ait donné à nos manufactures un essor prodigieux. Sous le rapport des couleurs, du dessin, du fini, nos fabriques firent des merveilles ; mais le prix des matières premières et le tarif des douanes rendaient nos produits trop coûteux pour qu'ils pussent, au sortir de la France, soutenir la concurrence sur les marchés étrangers. ”
Source : Gallica

Joseph Calmette,  Napoléon Ier (1952)

“ La vieille rivalité franco-anglaise, qui a connu des passes longues et tragiques, au moyen âge, au XVIIe et au XVIIIe siècles, prend un nouvel aspect. Blocus contre blocus. Qui se lassera le plus vite ? Le continent de ne rien recevoir par mer ? La nation insulaire que le trafic alimente et dont les échanges à travers les flots entretiennent la prospérité ? Le mémorable décret qui institue le Blocus Continental a été signé à Berlin et porte la date du 21 novembre 1806. Dans une lettre du 3 décembre, Napoléon écrira à son frère Louis : « Je veux conquérir la mer par la puissance de la terre. » ”
Source : Gallica

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