Guillaume Desjardins

Élements biographiques

Guillaume Desjardins De l'Organisation de la fraternité… (1848)

Il n'est pas vrai que l'on soit frère de tout le monde par le coeur : on peut l'être par l'équité; où le sentiment défaille et nous abandonne, l'esprit heureusement nous saisit. La fraternité sociale, pour l'individu qu'elle pénètre, est le règne d'une haute raison : la dignité de l'homme en fait la base et en détermine les rapports. Et nous ne croyons pas cette fraternité là inférieure à l'autre, en outre qu'elle a sur celle-là l'avantage de l'étendue d'action et d'embrassement, comme tout ce qui relève de l'idée.
Source : Gallica

Guillaume Desjardins A Monsieur A. de Chateaubriant… (1831)

Quelque chose d'étrangement, de criminellement sublime si vous voulez, se passe dans l'homme. On pense avec la pensée de plusieurs millions d'hommes, on s'exalte avec les passions des masses, on s'agite du mouvement d'un peuple, on grandit de tous les dangers d'une nation : c'est l'âme de Brutus qui s'élève, s'étend et se multiplie dans quelques corps pour tous les sacrifices. L'âme collective de la société, la patrie seule peut comprendre et contenir ces formidables colosses à leur apparition, le coeur étroit de l'homme ne saurait leur donner place.
Source : Gallica

Guillaume Desjardins De l'Organisation de la fraternité… (1848)

Les hommes, en droit comme en fait, sont une fonction de la société, une fonction de l'univers : les besoins de chaque instant de l'humanité, ou de l'homme en société, sont là pour en témoigner de leur côté. Les hommes veulent donc être traités simultanément, pendant la durée de leur vie, par les lois et les avantages tirés du cosmos, de la société, de la famille. Chacun est en droit de réclamer sa place au soleil, son droit de développement dans l'espace et le temps. Son amical et harmonieux antagonisme d'homme à homme, d'homme à société, d'homme à cosmos.
Source : Gallica

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