Résumé

Guillaume Desjardins Discours du citoyen G. Desjardins sur la misère du peuple… (1833)

Quel est l'homme à cent mille livrés de rentes qui laisse cinquante mille francs de sa dépouille , qui pourtant n'est pas lui, qui n'est pas son sang, dans les mains du fisc ?
L'assise de l'impôt, en sens inverse des facultés personnelles, fait sentir et toucher au doigt que la société est exploitée par autre chose que par elle-même; qu'il y a toujours de la féodalité dans ses combles , et que la population d'un état sert de base à quelque colossale et écrasante statue, qui n'est pas celle du peuple souverain!
Source : Gallica

Guillaume Desjardins Discours du citoyen G. Desjardins sur la misère du peuple… (1833)

Mais c'est pour le peuple lui-même que nous ne devons pas vouloir que tout excédant du nécessaire soit compté comme superflu. Par l'impôt progressif, nous voulons appeler et encourager le peuple à monter; et comment monterait-il, si en sortant du nécessaire il trouvait d'abord le niveau sur sa tête ? Le trop grand abaissement du superflu détruit l'industrie , éteint l'émulation, La vie au jour le jour commence quand on désespère de pouvoir rien amasser. Et c'est de cette vie laque nous voulons faire sortir le peuple.
Source : Gallica

Guillaume Desjardins Discours du citoyen G. Desjardins sur la misère du peuple… (1833)

Mais j'appaise les torsions de mes entrailles , où je porte le peuple avec amour, et j'élève ma tête; car je m'occupe devant vous , messieurs , de l'examen d'une loi, et une loi n'est jamais une récrimination , son caractère et son objet ne sont pas la vengeance. Le législateur, au-dessus des passions humaines, n'aborde l'homme que pour s'enquérir de ses besoins.
Source : Gallica

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