Résumé

A mes amis les ouvriers . Par L. B.

La vie de cabaret et d'estaminet est une autre cause de misère et de dépravation pour la classe ouvrière. — Il est malheureusement trop vrai que dans les villes, dans les bourgs même, les artisans engloutissent dans les cabarets tout ce qu'ils gagnent. Allez dans les rues de la banlieue, le dimanche soir, vous entendrez des voix confuses bourdonner au fond des tavernes, vous verrez des hommes étendus sur la voie publique, vous en rencontrerez d'autres à l'oeil hagard, aux lèvres rougies par le vin, à la parole grossière, aux jambes vacillantes
Source : Gallica

A mes amis les ouvriers . Par L. B.

On se trompe grandement de penser qu'on est plus heureux à la ville qu'à la campagne, d'exercer un état plus beau qu'un moins considéré; il y a plus de luxe, plus de rivalités, plus de vices, moins d'amitié sincère dans les villes ; dès lors, plus de besoins, plus de chances de ne pas réussir, moins de paix qu'à la campagne. Il n'y a point d'état mauvais , il n' y a que de mauvais ouvriers.
Source : Gallica

A mes amis les ouvriers . Par L. B.

Ouvriers, cette aisance, fruit de l'économie et de la prévoyance , ce bien-être, cette union fraternelle, ces échanges de protection et de secours mutuels, cette fusion des coeurs qui lie ensemble les riches et les travailleurs par d'honorables et bienveillants rapports, ce bonheur domestique, ces émotions de la religion, ne valent-elles pas mieux que la vie de débraillé, d'assommeur, d'ivrogne, de misérable, que tant d'artisans mènent aujourd'hui ?
Source : Gallica

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