Résumé

Daniel Zolla La grève, les salaires et le contrat de travail

Pour réaliser cette transformation sociale, une révolution est nécessaire, soit violente et immédiate, soit progressive et mesurée, subordonnée à la conquête des pouvoirs publics sous la poussée continue et irrésistible du nombre. La grève n’est plus l’exercice d’un droit destiné à améliorer les conditions du contrat de travail, c’est une arme servant à précipiter la chute du régime capitaliste en réduisant les profits, pour arriver sans indemnité à l’expropriation des instruments de production.
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Daniel Zolla La grève, les salaires et le contrat de travail

Lorsqu’il y a une coalition établie pour exercer une pression, soit de la part des chefs d’atelier contrôles ouvriers, soit de la part de ceux-ci contre les chefs d’atelier, la liberté de la concurrence et par conséquent la liberté constitutionnelle seront étouffées par cette coalition. Un tel fait ne saurait donc être toléré. Aussi conclure de la liberté que chacun a de négocier personnellement les conditions du travail à la faculté de former une coalition pour imposer à autrui ces conditions, c’est faire un raisonnement évidemment faux.
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Daniel Zolla La grève, les salaires et le contrat de travail

C’est que ni les coalitions ni les grèves les plus étendues, les plus obstinées ou les mieux conduites ne peuvent réussir à surélever, d’une façon durable, la rémunération de la main-d’œuvre, même dans les industries où la production est le plus concentrée. Pour que puissent monter, sans lourdes rechutes, les salaires des ouvriers ou les traitements des petits employés, la condition première, la condition nécessaire, c’est l’augmentation de la richesse publique.
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