Résumé

P.-C. Robert Les droits et obligations des patrons et salariés… (1911)

La rupture du contrat par la volonté d'un seul des contractants, peut donner lieu à des dommages-intérêts, et cela dans le cas ou celui qui donne congé a abusé de son droit et a causé un dommage à l'autre.
Le droit de celui qui donne congé est présumé et c'est à l'autre à prouver l'abus et le dommage.
Un salarié ne peut légitimement demander une indemnité à un patron qui lui a donné congé selon l'usage et n'a commis aucune faute, quel que soit le préjudice subi par le salarié.
Source : Gallica

P.-C. Robert Les droits et obligations des patrons et salariés… (1911)

DU RÈGLEMENT D'ATELIER Caractère juridique.-Le règlement d'atelier, ostensiblement affiché par le patron, connu et accepté de l'ouvrier, est la loi de leurs rapports et gouverne leur conduite. L'ouvrier est considéré comme ayant accepté tacitement les conditions de travail déterminées par un règlement d'atelier par cela seul qu'il a connu ce règlement, soit au moment de son entrée, soit au cours du temps qu'il a passé dans l'établissement.
Si le patron se réclame, contre un ouvrier, du règlement d'atelier, c'est à lui à prouver que cet ouvrier l'a connu et accepté.
Source : Gallica

P.-C. Robert Les droits et obligations des patrons et salariés… (1911)

Il n'y a pas lieu à indemnité si le cas de force majeure n'est pas le résultat d'une faute.
Exemples de cas de force majeure : Les maladies graves et de longue durée de l'ouvrier ou de l'employé; les infirmités graves; la destruction fortuite de l'usine qui oblige le patron à cesser son industrie; la guerre, etc.
La cessation volontaire d'une industrie ne rompt pas le contrat.
Mort, faillite ou liquidation judiciaire. — Le contrat n'est rompu ni par la mort ni par la faillite ou la liquidation judiciaire du patron.
Source : Gallica

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