Résumé

H. Chamonard Projet de loi sur le contrat de travail (1907)

Juridiquement la grève n'est pas un motif de rupture immédiate du contrat de louage; elle est, en effet, un événement auquel l'ouvrier est libre d'accorder ou de refuser son consentement, et qui ne lui est pas imposé par une volonté à laquelle il ne lui serait pas possible de se soustraire; elle ne peut être considérée comme un cas de force majeure et, par suite, autoriser l'ouvrier à violer les obligations de droit commun qu'il a pu contracter avec son patron, nul ne pouvant alléguer son propre fait comme constituant à son propre égard un cas de force majeure.
Source : Gallica

H. Chamonard Projet de loi sur le contrat de travail (1907)

Le règlement d'atelier n'est, dans l'esprit du rédacteur du projet de loi, qu'un accessoire de la réglementation du travail. Au sommet, il y a la convention collective qui doit réglementer d'une manière générale les conditions et prix du travail, et cela aux dépens du contrat individuel qui doit se conformer à la convention collective. Puis, quand il s'agit d'organiser le travail, la discipline, dans les ateliers, usines et magasins, la loi projetée intervient pour dire à l'employeur quelles mesures il faut prendre, comment l'ordre intérieur doit être assuré.
Source : Gallica

H. Chamonard Projet de loi sur le contrat de travail (1907)

Mais, si l'on y regarde de plus près et surtout à la lumière des articles 12, 16, 17, 18, il est aisé de voir que, dans l'esprit de l'autèur du projet, la Convention collective doit avoir le pas sur le Contrat individuel, et se substituer à lui.
Telle est l'innovation véritablement considérable et grosse de conséquences contenue dans le projet de loi. C'est contre cette innovation que votre Commission s'est élevée le plus vigoureusement.
Source : Gallica

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