Congé payé

Définition et enjeux

Serge Travers,  Le statut du personnel ouvrier et le problème de la main-d'oeuvre dans les arsenaux de la marine française… (1935)

“ Le congé payé est de six jours pour les ouvriers ayant moins de dix-huit ans ou moins de deux ans de services ; pour les ouvriers de plus de dix-huit ans, la durée du congé est portée à huit jours après deux ans de services, dix jours après cinq ans et douze jours après huit ans. Le congé ne doit pas, sauf nécessités spéciales, être pris en plus de deux fois. Le congé payé est donc — en moyenne — deux fois plus court que dans nos arsenaux et on laisse à l'ouvrier moins de liberté pour le fractionner à sa guise. ”
Source : Gallica

Marcel Mabilotte,  La condition des ouvriers d'un monopole d'État… (1935)

“ L'ouvrier de poudrerie a droit à dix-huit jours de congé payé par an. Dans la limite de trois mois, il peut obtenir des congés non payés sans perdre son emploi.
Suivant le droit commun, l'ouvrier de l'industrie privée n'est pas fondé actuellement d'exiger de son patron l'octroi d'un congé, même non payé. Il n'existe sur la matière qu'un projet de loi voté par la Chambre des députés en juillet 1931. La durée du congé envisagé serait de huit jours, à plein salaire, de dix pour certains ouvriers (mères de famille nombreuse, ouvriers titulaires de la médaille du travail) .
”
Source : Gallica

France. Ministère du travail et de la sécurité sociale,  Congés payés annuels . Édition mise à jour au 1er mai 1956… (1956)

“ Le payement de cette allocation exonère de toute obligation, en matière de congé payé, le donneur d'ouvrage et, éventuellement, le chef d'établissement pour le compte duquel il opere.
L'ouvrier ou l'ouvrière à domicile est responsable, à l'égard des auxiliaires salariés qu'il occupe, de l'application de la législation sur les congés payés dans les conditions du droit commun.
”
Source : Gallica

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