Résumé

René Théry Un an d'audaces et de contradictions… (1937)

L'équilibre n'est pas un but en soi, disait-il volontiers en substance, mais la conséquence de l'activité de la production, de la circulation et, par conséquent, du développement de la consommation. Vouloir comprimer les dépenses publiques pour les ramener au niveau des recettes normales témoigne d'une fâcheuse étroitesse d'esprit, parce que c'est anémier délibérément l'économie, générale. L'échec de la déflation prouve que par ce procédé on affecte plus sûrement les encaissements qu'on ne réduit les décaissements et que, par un engrenage fatal, on creuse le déficit au lieu de le combler.
Source : Gallica

René Théry Un an d'audaces et de contradictions… (1937)

Il en résulta, presque tout de suite, que les « innovations sociales » partirent « en flèche » dans notre organisme, au lieu de se développer parallèlement à un réaménagement économique et fiscal. Et, de ce chef, notre équilibre — déjà compromis comme on a vu — se vit une fois de plus profondément bouleversé, en même temps que toutes les prévisions du Gouvernement nouveau en matière de production, d'échanges, de monnaie, de budget et de crédit se trouvèrent déjouées.
Source : Gallica

René Théry Un an d'audaces et de contradictions… (1937)

LA SEMAINE DE QUARANTE HEURES. — Votée pour hâter la résorption du chômage, la loi du 21 juin 1936 réduisant la durée légale du travail hebdomadaire devait, en principe, ne pas modifier la rémunération des salariés pourvus d'un emploi, mais obliger les entrepreneurs à embaucher un supplément de personnel de 20 %, et, par conséquent, à supporter un accroissement égal de leurs dépenses de main-d'œuvre.
Dans la mesure où elle a été appliquée de cette manière, le « pouvoir d'achat des masses » s'est trouvé majoré d'autant.
Source : Gallica

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