Résumé

Odile Grande De la déflation budgétaire à la dévaluation monétaire… (1936)

Le déficit du budget est la conséquence et la cause de la crise générale que nous traversons. Il en est, à la fois, le principe et le produit. La plupart des économistes modernes cherchent la racine du mal dans le chômage : le pouvoir d'achat des consommateurs a considérablement diminué, presque disparu. Ils achètent moins aux commerçants, ceux-ci passent moins de commandes aux industriels et aux agriculteurs. Ces derniers voient donc diminuer leur pouvoir d'achat. Cette diminution de la capacité de consommation fait tache d'huile; peu à peu, elle gagne toutes les catégories sociales!
Source : Gallica

Odile Grande De la déflation budgétaire à la dévaluation monétaire… (1936)

Supérieure à la déflation, la dévaluation nous paraît encore préférable à l'inflation. Elle permet de dominer les événements. Dans l'inflation, on ne sait pas où l'on s'arrêtera. Les faits entraînent les faits; on risque de ne plus pouvoir les contrôler. Dans la dévaluation, on détermine « l'importance du sacrifice ». Il y a, au début, un changement brutal de parité et ensuite la monnaie redevient stable et la vie économique repart sur des données nouvelles.
Source : Gallica

Odile Grande De la déflation budgétaire à la dévaluation monétaire… (1936)

Les gouvernements ont préconisé la déflation parce qu'ils pensaient qu'une telle politique augmenterait le crédit de l'Etat. Mais, comme nous l'avons déjà vu, toute baisse des prix est suivie d'une diminution parallèle de la capacité d'achat, et la déflation, au lieu de diminuer la dette de l'Etat, l'augmente. La dette diminue bien en valeur nominale, mais la baisse des prix et des revenus va diminuer les recettes publiques et provoquer la fameuse « asphyxie économique » de la nation. Au lieu d'être plus légère, la dette sera plus lourde.
Source : Gallica

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