Dévaluation monétaire

Définition et enjeux

Odile Grande De la déflation budgétaire à la dévaluation monétaire… (1936)

Supérieure à la déflation, la dévaluation nous paraît encore préférable à l'inflation. Elle permet de dominer les événements. Dans l'inflation, on ne sait pas où l'on s'arrêtera. Les faits entraînent les faits; on risque de ne plus pouvoir les contrôler. Dans la dévaluation, on détermine « l'importance du sacrifice ». Il y a, au début, un changement brutal de parité et ensuite la monnaie redevient stable et la vie économique repart sur des données nouvelles.
Source : Gallica

Travaux pratiques de droit privé comparé (1935)

Si le problème monétaire est résolu dans le sens valoriste, la question est vidée. Si le débiteur doit la valeur que la somme convenue avait à l'époque du contrat, dans ce cas il est obligé, si une dévaluation monétaire est donnée à l'époque du payement, de verser un montant nominal plus élevé, et proportionnel à la dévaluation. Par cette solution la fluctuation des valeurs, produite par la dépréciation monétaire, est compensée. Aucun autre problème ne se pose.
Source : Gallica

Odile Grande De la déflation budgétaire à la dévaluation monétaire… (1936)

Légère diminution des dépenses, d'une part, mais augmentation importante des recettes, d'autre part. L'équilibre budgétaire serait en définitive favorisé par la dévaluation.
Dans la première année qui suivrait une dépréciation d'environ 30 % on n'enregistrerait aucune amélioration budgétaire; une amputation monétaire de 30 % nous paraît insuffisante; dans les circonstances actuelles c'est une dévaluation massive qui s'impose. Pour qu'une dévaluation soit massive, elle doit être
au moins de 4/5 de la valeur de la monnaie.
Source : Gallica

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