Frappe monétaire

Définition et enjeux

Portrait de Raphaël-Georges Lévy Raphaël-Georges Lévy Revue des Deux Mondes

La situation monétaire d’un pays dépend, il est vrai, de son agriculture, de son commerce et de son industrie plus encore que de la législation spéciale qui la régit. Une bonne ou mauvaise loi de frappe, une circulation bien organisée ou l’abus du papier sont des facteurs essentiels dans la constitution de la monnaie d’un pays ; mais une situation budgétaire embarrassée amène un gouvernement à céder à la tentation de se procurer des ressources apparentes et éphémères par le monnayage d’un métal déprécié ou la création de papier-monnaie
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Z.-M. Chidfar La réforme monétaire et l'étalon or en Iran… (1935)

C'est une question délicate qui doit être résolue avec autant de précision que possible. En réalité, il faut éviter d'une part, l'inflation monétaire par une frappe abondante, et d'autre part, la pénurie et la gêne créées par la frappe d'une quantité de monnaie insuffisante par rapport aux besoins normaux du pays. On préconisait à 30 millions de tomans (un toman vaut dix riais) le chiffre global de la nouvelle monnaie d'argent sur le point d'être frappée.
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Alexander Del Mar Les Systèmes monétaires, histoire monétaire des principaux États du monde anciens et modernes… (1899)

Comme la limite du cours légal de chaque monnaie n'était pas toujours définie avec précision, il est souvent difficile de choisir celles qui peuvent être désignées comme ayant formé les principales et vraies monnaies do chaque époque. Do plus, comme il n'y avait ni « frappe libre », ni monnayage gratuit, et par conséquent nulle excitation à remonnayer les pièces qui étaient, frappées à des rapports anormaux, la frappe resta dans une condition irrégulière, touchant le rapport, pendant plusieurs siècles.
Source : Gallica

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