Auguste Moireau

Résumé

Auguste Moireau Revue des Deux Mondes

En développant notre pensée, nous pourrions montrer l’erreur de ceux qui voient dans l’agriculture une industrie sans avenir, et les raisons cachées de la lenteur avec laquelle s’est développée la production rurale dans les pays civilisés. Qu’on ne se hâte donc pas d’accuser d’inintelligence ou de routine la moitié de la population d’une nation. Les difficultés de la production agricole sont si grandes, et les mystères en sont si profonds, qu’on doit rester indulgent pour ceux qui avaient à triompher des unes et à pénétrer les autres.
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Auguste Moireau Revue des Deux Mondes

On voyait poindre les premiers symptômes de la crise la plus redoutable qui ait, en aucun temps, assailli la prospérité matérielle et la vie économique aux États-Unis. Tout a été frappé de langueur à la fois, chez ce peuple où l’énorme étendue du territoire, la variété infinie des ressources, le génie de la race, l’esprit d’aventures, ont concouru à développer à un si haut degré la tendance à la spéculation. L’industrie anémiée fermait ses usines, ses ateliers, ses hauts fourneaux ; les prix de toutes les denrées s’avilissaient à un niveau tel que toute marge de profits avait disparu.
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Auguste Moireau Revue des Deux Mondes

Le devoir de la marine n’est pas seulement de préserver de l’invasion toutes les parties de l’empire britannique et la métropole elle-même, et d’apparaître ainsi comme l’unique barrière entre la population mâle de l’Angleterre et la conscription. Elle a une autre tâche encore : si elle n’était pas aussi forte qu’elle est aujourd’hui, tout le système fiscal de l’Angleterre croulerait ; seule elle garantit le travail, les salaires, la nourriture quotidienne, l’apport constant du pain aux ouvriers, du coton aux filatures, du minerai aux forges.
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