Navire à voile

Définition et enjeux

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle Le langage des marins : recherches historiques et critiques sur le vocabulaire maritime… (1859)

La pagaye, la rame, la roue, l'hélice l'emportent sur la voile.
La pirogue, la galère, le vapeur, le navire mû intérieurement par la force et le génie de l'homme, ont pris le pas sur le vaisseau voilier que l'industrie humaine orientait et dirigeait sous l'impulsion capricieuse de la brise.
Source : Gallica

Jules Merlin Traité pratique de voilure, ou Exposé de méthodes simples et faciles pour calculer et couper toutes espèces de voiles… (1863)

Voiler un navire, c'est le garnir de ses voiles et les y enverguer. On dit qu'un navire est bien ou mal voilé selon que ses voiles sont plus ou moins bien disposées; un navire bien ou peu voilé est celui qui a une voilure d'une grande ou d'une petite surface.
On dit enfin d'un bâtiment qu'il est voilé ou gréé en trois mâts, en brig, en goélette, etc., et d'une embarcation qu'elle est voilée ou gréée en chasse-marée, en cotre, etc., lorsque la voilure qui y est adaptée est celle d'un de ces navires.
Source : Gallica

vicomte de François-René Chateaubriand Mémoires d'Outre-Tombe, Tome 1

«Le nom du navire? De quel port? Le nom du capitaine? D'où vient-il? Combien de jours de traversée? La latitude et la longitude? A Dieu, va!» On lâche les ris; la voile retombe. Les matelots et les passagers des deux vaisseaux se regardent fuir, sans mot dire: les uns vont chercher le soleil de l'Asie, les autres le soleil de l'Europe, qui les verront également mourir. Le temps emporte et sépare les voyageurs sur la terre, plus promptement encore que le vent ne les emporte et ne les sépare sur l'Océan; on se fait un signe de loin: à Dieu, va! Le port commun est l'Éternité.
Source : Gutenberg

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