Résumé

Richard Henry Dana Une voix du gaillard d'avant (Two years before the mast… (1946)

En un clin d'oeil le navire qui jusque-là avait la mâture complètement nue, fut couvert de toile, depuis la tête de mâl jusqu'au pont. Les huniers furent bordés, hissés et mis à bloc en un instant, les bâbordais hissant le petit hunier, tes tribordais le grand et cinq jeunes gens, dont j'étais, hissant le perroquet de fougue. Les vergues furent ensuite brassées et tout le monde, y compris le cuisinier, s'en vint à la manoeuvre de l'ancre, elle fut virée à bloc, caponnéé puis mise à bord à son poste de mouillage, tout cela au son de « Cheerlymen ! » que tous reprenaient en choeur.
Source : Gallica

Richard Henry Dana Une voix du gaillard d'avant (Two years before the mast… (1946)

Nous étions assis dans la chambre de la chaloupe aussi fiers que des passagers payants. Dès que nous eûmes sauté à terre, nous prîmes notre route pour la ville située à trois mille.
Je n'oublierai jamais la sensation délicieuse que j'éprouvai à me trouver en plein air, parmi les chants des oiseaux, hors de la contrainte journalière du bateau, et mon propre maître, une fois de plus, dans ma vie.
Lorsqu'un matelot est de terre, il n'est libre que pour un jour, certes, mais il l'est entièrement, il n'est sous la surveillance de personne, il peut faire ce qu'il veut et aller où il lui plaît.
Source : Gallica

Richard Henry Dana Une voix du gaillard d'avant (Two years before the mast… (1946)

Nous étions restés tranquillement dans notre chambre du magasin, lorsque peu avant midi, nous entendîmes le cri de « Voile en vue » venant de plusieurs points de la baie, depuis le four des Canaques jusqu'au magasin du Rosa. En un instant tout le monde fut dehors et nous pûmes voir un grand et très beau navire, avec ses cacatois et les ailes de pigeons établis, gîté sous l'effet de la belle brise de l'après-midi et doublant rapidement la pointe. Les vergues étaient brassées pour le plus près, toutes ses voiles étaient établies et le tiraient bien. Le
pavillon étoile flottait à sa corne.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature