Narcisse Barret

Nouméa (1880)

Résumé

Narcisse Barret Nouméa (1880)

A peine croirait-on que le navire avance, tant sa marche est exempte de secousses. Quand le vent est complétement arrière, il y a seulement beaucoup de roulis. Mais si on a vent debout! si les voiles sont au plus près ! alors le vaisseau qui n'avance pas est horriblement secoué. Les lames venant de l'avant embarquent sur le gaillard en produisant des chocs épouvantables. Le tangage, bien plus désagéable que le roulis, fait piquer dans l'eau le nez du beaupré et occasionne lors du relèvement une sensation des plus pénibles pour tous ceux qui sont à bord, la sensation du vide.
Source : Gallica

Narcisse Barret Nouméa (1880)

Tous les enfants du peuple ont les mêmes intérêts. Quand le sauront-ils ?
En attendant, les voilà tous, le soir, sur le gaillard d'avant.
Le gaillard d'avant est la propriété du matelot, comme la dunette est celle de l'officier. Avec cette différence, cependant, que les rationnaires ne dépassent jamais le grand mât que pour un service commandé, tandis que l'officier vient librement sur l'avant. Soldats, matelots et déportés sont donc tous là, par une belle soirée, la mer est magnifique, la lune brille de tout son éclat emprunté.
Source : Gallica

Narcisse Barret Nouméa (1880)

Il ne faut pas croire que la fête se passe le jour même où le navire coupe l'Equateur. Comme, à cette occasion, le bâtiment est à peu près abandonné à lui-même et qu'une grosse mer amènerait des accidents, c'est au premier beau temps qui suit le passage que se fait la cérémonie.
A 3 heures, on entend des coups de fouet dans la grand'hune, c'est le postillon du père la Ligne qui vient d'apercevoir le navire et qui s'apprête à le hêler avec un porte-voie.
« Ohé ! là-bas, du navire. Quel vaisseau ? hurle la voix céleste.
— Le Navarin, vaisseau de l'Etat français, répond l'officier de quart. »
Source : Gallica

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