Edouard Corbière,
Scènes de mer, Tome II
“ Le capitaine revient sur le pont: l'obscurité qui règne cachera du moins à son équipage, déjà trop affligé de ses propres maux, le désordre de ses traits, image trop fidèle du trouble qui l'agite. Il veut parler, donner un ordre; mais il craint qu'à l'émotion de sa voix, ses gens ne reconnaissent l'altération de son âme.Mais ses hommes ont prévenu les désirs et l'ordre de leur chef. Un large fanal a été hissé au haut du grand mât. La lumière qu'il répand, immobile comme le navire qu'il éclaire, jette sur le pont une lueur qui reste attachée aux mêmes objets. ”
