Robert Surcouf,
Un Corsaire malouin. Robert Surcouf…
(1890)
“ Surcouf arpente le pont d' un pas rapide pour tromper la fièvre qui le dévore . Il hésite sur les moyens à employer ; mais chaque minute qui s' écoule voit grandir à l' arrière de la Confiance la haute mâture de l' anglais , qui laisse derrière lui un rapide et profond sillage . Le corsaire perd du terrain . Il donne l' ordre de jeter à la mer la drôme , les embarcations , une ancre du bossoir et quatre des plus grosses pièces de son artillerie . La Confiance soulagée de tout ce poids fend les vagues avec plus de rapidité , mais si la frégate gagne moins vite elle gagne néanmoins toujours . ”
