Louis Garneray,
Voyages, aventures et combats
(1887)
“ Alors, au commandement de Surcouf, le petit foc montre rapidement sa face triangulaire; on dérape l'ancre; la nappe du petit hunier, abandonnant la vergue, pèse, gonflée par la brise, sur le mât de misainé qui s'assure par un léger craquement; le navire tourne sur sa quille, développe au vent son flanc armé, toutes les voiles s'orientent au bruit des sifflets des maîtres, des hourras et des chants tumultueux de l'équipage ; puis, reprenant enfin le joug de son gouvernail, la Confiance s'élance en creusant un sillon qui montre qu'elle saura franchir cent lieues par jour. ”
