H. Garnier, Six semaines dans un phare
“ Que diable ! il n’est pas agréable de faire le quart sur le pont d’un navire, par une nuit froide et pluvieuse, ballotté par le tangage et le roulis, ou bien de grimper dans la mâture pour prendre des ris pendant un coup de vent. Maudit Neptune ! m’en as-tu fait voir de dures ? Pendant trois semaines pour te sauver, il a fallu vivre au milieu de fatigues continuelles, sans ôter nos vêtements, sans pouvoir dormir une heure. D’un côté, la mer avec ses lames courtes et dures, de l’autre, la brise aiguë qui nous fouettait le visage et les mains. ”
