Résumé

Eugène Pacini La marine : arsenaux, navires, équipages… (1844)

Parfois, pour traverser un banc de glaces, une passe inconnue, des officiers, le commandant même, se transportent à cet incommode observatoire.
La vigie voit-elle poindre de blanches voiles à l'horizon, elle crie à l'instant : Navire au vent ou sous le vent! En temps de guerre, la vigilance ne saurait être trop grande; en temps de paix même, on ne doit jamais laisser approcher un navire sans être prêt à tout événement et le boute-feu à la main. Le droit des gens, parfois violé sur terre, est bien moins puissant sur mer, où les actes les plus coupables n'ont que des témoins intéressés.
Source : Gallica

Eugène Pacini La marine : arsenaux, navires, équipages… (1844)

Sur les côtes de Hollande, dans la mer du Nord et de la Manche, un bâtiment arrive par un temps forcé; la nuit s'annonce terrible, il ne peut franchir les passes sans pilote : il met en panne et en appelle un par des signaux et des coups de canon ! L'intrépide marin ne manque pas à l'appel ; il prend tous les ris dans sa voile à livarde, et la déploie au vent. Il dépasse la balise que fouette la tempête, et va, dans sa frêle embarcation, atteindre et sauver, peut-être mille fois au péril de sa vie, le bâtiment qui l'a appelé.
Source : Gallica

Eugène Pacini La marine : arsenaux, navires, équipages… (1844)

Si la goëlette qui suit une route parallèle fait mine de reculer, le croiseur gagne; son équipage semble radieux; on encourage la corvette, on la flatte, on lui prodigue des mots caressants. Le négrier, ou plutôt l'objet poursuivi,
semble-t-il gagner, marcher plus vite, on accable le pauvre navire, si vanté tout à l'heure, des reproches les plus insultants: Mauvaise barque, hourque, baille à brai, bouée, sabot ! Le célèbre amiral la Mothe-Piquel, dans des circonstances semblables, en vint jusqu'à jeter sa perruque à son vaisseau, trop lent au gré de son courage.
Source : Gallica

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