Résumé

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle Le langage des marins : recherches historiques et critiques sur le vocabulaire maritime… (1859)

Le vent qui soulève les lames, qui gonfle les voiles, qui occasionne le plus grand nombre des manœuvres, qui donne lieu à la classification par allures et qui a si longtemps été la clef des mers, est en quelque sorte la clef du langage des marins. Il représente les chances de la navigation ou, en d'autres termes , celles de la vie.
Le vent c'est le bonheur, le malheur, la joie, la tristesse, la douceur et la colère, le bien-être, la misère, l'argent, la fortune. La manœuvre du navire à voiles dépend presque toujours du vent seul
Source : Gallica

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle Le langage des marins : recherches historiques et critiques sur le vocabulaire maritime… (1859)

Dormir sur son fer serait donc désormais une espèce de contresens, mais on dort sur ses amarres, on dort en rade, on dort dans le port à plus forte raison. L'activité qui règne à bord; le roulis, le tangage ni le mouvement horizontal du navire mouillé que les vents ou les courants font tourner autour de son fer, comme eussent dit nos anciens, ne contrarient en rien ces expressions. Que les lames irritées battent les flancs du vaisseau, il n'est que bercé pendant son sommeil ; que le flot et le jusant le déplacent, qu'il évite au gré de la marée ou de la brise, il n'en est pas moins endormi.
Source : Gallica

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De là, le mot atterrage, manière d'atterrer, d'approcher d'une côte.» Qu'atterrer et atterrir soient synonymes, d'accord ; mais la meilleure preuve qu'atterrissage et atterrage ne le sont pas, c'est que jamais un marin ne dira : « Aux atterrissages d'une terre, » l'expression blesserait toutes les oreilles.
Atterrissage rentre dans la grande famille des mots désignant l'action du navire, comme appareillage, mouillage, louvoyage et sondage qui, certes, n'est pas l'équivalent de sondes: On est sur les sondes pendant le sondage, comme on est aux atterrages pendant l'atterrissage.
Source : Gallica

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