Bouline

Définition et enjeux

Portrait de Jules Lecomte Jules Lecomte,  Dictionnaire pittoresque de marine (1835)

“ Les circonstances de navigation qui forcent de recourir à l'action des boulines ne sont pas favorables à la marche d'un navire tant par la direction oblique de la brise sur la surface des voiles, que par le mouvement de la mer qui fait obstacle au bâtiment; la bouline alors prête son nom pour spécialiser cette allure pesante ; ainsi, naviguer à la bouline, ou simplement bouliner, c'est lutter contre un vent contraire. ”
Source : Gallica

Jésuites et imprimeurs de Trévoux,  Dictionnaire de Trévoux/6e édition…

“ La bouline de revers, est celle qui est larguée & sous le vent. Le vent de bouline, est celui qui est éloigné de cinq pointes, ou aires de vent de celui de la route. La bouline grasse, est le vent qui s’en éloigne davantage de six à sept pointes. On dit, aller à la bouline, ou tenir le lit du vent, quand on est porté d’un vent de biais, qui semble contraire à la route, en se servant de boulines hâlées & roidies. ”
Source : Wikisource

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle,  Le langage des marins : recherches historiques et critiques sur le vocabulaire maritime… (1859)

“ La bouline de revers d'un marin est son fâcheux, son antipathie, son ennemi, son persécuteur. — On sait déjà que les boulines tendent au vent le côté des voiles carrées lorsqu'on navigue au plus près. Les boulines de dessous le vent sont les boulines de revers, de l'envers des voiles : envers et revers étant synonymes, — elles ne fonctionnent pas; largues, molles, inertes, elles ne servent ni ne nuisent, et l'on ne comprendrait guère la locution des matelots sans le rôle que joue l'une d'elles, celle de grand'voile, à un certain moment du virement de bord. ”
Source : Gallica

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