Charles Poncy

Élements biographiques

Charles Poncy Poésies

L’architecture, elle aussi, est une poésie, il est vrai ; cette poésie, il la sent, il la fait passer dans ses vers comme toutes les autres ; mais, en pratique, ce n’est pas la sienne. Ce qu’il est, comme travailleur, et pour vivre, sans nul souci, de son état : ce n’est pas architecte, ce n’est pas maître, c’est ouvrier maçon.
Désirée, la jeune, fille au profil grec de son premier volume, la pure orpheline, son conseil et son ange gardien, est devenue sa femme. Tout est vrai, tout est saint, tout est poétique dans sa vie.
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Charles Poncy Poésies

Le sentiment religieux est vivement et profondément accentué dans les œuvres de Poncy. Ce jeune homme a compris par l’âme, et sincèrement, qu’il n’y a pas de plus belle poésie que la religion. Son lever et son couchant du soleil, ses pensées de nuit, ses promenades poétiques sur le quai de Toulon, sa harpe du rivage, sont vivifiés par ce sentiment. Il y puise une belle inspiration lorsqu’une vague, après avoir longtemps porté et promené en ses flancs, dans l’étendue des mers, un Christ, le dépose doucement sur le rivage et que le poète lui demande d’où lui vient ce saint et mystérieux fardeau.
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Charles Poncy Poésies

À ne pas déserter les célestes chemins.
C’est que notre Provence est un champ bien fertile
Peur ceux de ses enfans qui sont nés troubadours ;
C’est qu’elle a des rochers dont la vague mutile
Les vieux flancs, écaillés comme ceux d’un reptile ;
C’est que nous aimons tous son ciel et ses beaux jours.
C’est que souvent mon cœur ardent, enthousiaste,
À l’aspect de ces fleurs qui paillettent nos champs,
De nos flots azurés, de l’horizon si vaste,
De la grève des bords que l’orage dévaste,
Ne peut plus contenir le fleuve de ses chants.
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