Bernard Bénézet

Élements biographiques

Bernard Bénézet Goudelin et Jasmin : discours en prose qui a remporté l'immortelle d'or… (1875)

Un autre poëte, à cette époque, demandait aussi à l'art le secret du sublime. C'était Malherbe. Malherbe et Goudelin sont arrivés tous les deux par le travail à ce qu'il y a de haut et de transcendant dans la poésie. La lime du rhéteur avait, chez eux, agrandi l'inspiration poétique. Mais tandis que le premier donna au genre lyrique une solennité, une grandeur soutenue admirables, Goudelin, au contraire, doué d'un tempérament moins méditatif, donna à ce genre une énergie peu commune. Notre poëte toulousain procède par bonds et par éclairs.
Il a toute sa force ramassée dans un seul trait.
Source : Gallica

Bernard Bénézet Goudelin et Jasmin : discours en prose qui a remporté l'immortelle d'or… (1875)

Jasmin n'a pas emprunté ses modèles aux mêmes maîtres. Il est le continuateur du Gai-savoir, de la gaieté poétique comme Goudelin, mais il appartient uniquement, par son génie comme par ses études, à l'école de la restauration. Plus éprise d'inspiration que de règles, plus livrée à la nature qu'aux grands modèles, plus concentrée en elle-même que curieuse des traditions classiques , cette école avait brisé les vieux moules, renversé les vieux temples, renouvelé la poésie, recherchant l'exquise beauté, demandant le secret de l'idéal aux âges primitifs de notre littérature.
Source : Gallica

Bernard Bénézet Goudelin et Jasmin : discours en prose qui a remporté l'immortelle d'or… (1875)

La joie douce propre au caractère méridional, et la poésie, n'avaient fait qu'une seule et même chose au temps primitif des Troubadours. Cette joie douce entourait les créations de la muse romane d'un éclat mélancolique pareil à celui que projettent les nimbes dorés autour des figures de nos fresques. Rien en elle ne se rapprochait de ce penchant grossier à la belle humeur, à la jovialité, si tristement en vogue à l'époque de Pantagruel et de la Satire Ménippée. Goudelin et Jasmin se sont rencontrés dans ce milieu de gaieté romane qu'avaient aimée les troubadours
Source : Gallica

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