Bernard Bénézet, Goudelin et Jasmin : discours en prose qui a remporté l'immortelle d'or… (1875)
“ Un autre poëte, à cette époque, demandait aussi à l'art le secret du sublime. C'était Malherbe. Malherbe et Goudelin sont arrivés tous les deux par le travail à ce qu'il y a de haut et de transcendant dans la poésie. La lime du rhéteur avait, chez eux, agrandi l'inspiration poétique. Mais tandis que le premier donna au genre lyrique une solennité, une grandeur soutenue admirables, Goudelin, au contraire, doué d'un tempérament moins méditatif, donna à ce genre une énergie peu commune. Notre poëte toulousain procède par bonds et par éclairs. Il a toute sa force ramassée dans un seul trait. ”
