Ambroise Firmin-Didot, Observations sur l'orthographe ou ortografie française (1868)
“ «Il fut un temps où généralement le paysan français ne savait parler que le patois de sa province. Il est rare maintenant, et il devient chaque jour plus rare, que ce paysan ne sache pas à la fois et le patois de «son pays» et la langue de sa patrie. On peut même ajouter que, depuis que le paysan apprend l’une, il désapprend l’autre. Les patois s’en vont; je me trompe, il faut dire: ils se succèdent; car un temps viendra où, l’Europe ayant sa langue commune, parler allemand, parler anglais, parler espagnol, parler français, parler italien, ce sera parler patois. ”
