Henri Doniol,
Les patois de la Basse Auvergne…
(1877)
“ L'esprit du pays y est fortement empreint, un esprit sans beaucoup de finesse ni d'imagination et de charme, qui est bien le sien; j'y vois, en outre, le tableau fidèle de la condition matérielle des anciens habitants. Pouvaient-ils avoir une douce et riche poésie, ces pauvres paysans d'Auvergne soumis à un climat changeant et âpre, à une terre pénible, et pressurés par le seigneur, par les agents du roi ou par l'usure ? Comment leur imagination eût-elle été gracieuse et vive comme celle qui éclôt sous le chaud soleil ou à l'air parfumé de la Provence ? ”
