Basse-Auvergne

Définition et enjeux

Jean Ajalbert Au cœur de l'Auvergne (1922)

La Basse-Auvergne ne forme pas plus une unité linguistique vis-à-vis de la Haute-Auvergne que l’Auvergne tout entière, considérée en bloc, n’en forme une vis-à-vis des provinces limitrophes : Bourbonnais, Manche, Limousin, Quercy, Rouergue, Gévaudan, Velay et Forez. Quant à retrouver les limites exactes des anciennes peuplades gauloises par l’étude de l’état actuel des patois, c’est une pure illusion. Il est encore moins permis en Auvergne qu’ailleurs de s’y abandonner, tant les faits qui vont à l’encontre sont précis et indéniables.
Source : Gutenberg

Jean Ajalbert Au cœur de l'Auvergne (1922)

Il y a assez loin de Murat (Cantal) à Vinzelles (Puy-de-Dôme) ; le premier est dans la Haute-Auvergne, le second dans la Basse-Auvergne. Il ne faut pas que l’emploi en linguistique du vocabulaire de la géographie administrative puisse donner le change sur l’état de choses réel. Comme il est à peu près impossible de se passer de termes géographiques d’une compréhension plus ou moins étendue, autant vaut faire appel à l’ancienne nomenclature, qui a pour elle la consécration d’un usage plusieurs fois séculaire, qu’à celle que nous devons à la Révolution.
Source : Gutenberg

Jean Ajalbert Au cœur de l'Auvergne (1922)

Études linguistiques sur la Basse-Auvergne. C’est un engagement pour l’avenir. J’espère qu’il le tiendra, et même, pour les raisons que je viens d’indiquer, qu’il fera de l’Auvergne tout entière le champ de ses recherches. La pleine possession du patois de Vinzelles lui rendra facile et rapide l’étude comparative des autres parlers, — et quelques nouveaux efforts d’activité scientifique lui permettant de conquérir de proche en proche toute la province, je voudrais le voir alors faire l’essai de la monographie phénoménale (si je puis m’exprimer ainsi)
Source : Gutenberg

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