Jean Ajalbert

Résumé

Jean Ajalbert L'Auvergne

L’altier Sancy, ce belvédère de la France, avec ses panoramas à l’ouest et au nord jusqu’à la mer, au sud jusqu’aux Pyrénées, à l’est jusqu’aux Alpes, semble ne plus porter qu’avec peine la croix plantée à sa cîme, dans ce ciel qui s’embrume, où la montagne paraît tituber, cotonneuse et lasse; c’est comme si l’on mettait des housses sur la féerie des bois, si l’on enveloppait de gazes la magie des ruisseaux et des cascades, de la montagne de l’Angle à la montagne du Cliergue, qui, de part et d’autre du Sancy, murent la vallée.
Source : Gutenberg

Jean Ajalbert L'Auvergne

J’en suis, de ce pays: ce n’est pas loin de Saint-Paul,—que fume la cheminée de notre vieille maison.—Sans ce puy, là-bas, sans le Puy-de-Cossouire,—qui la cache, d’ici, presque, nous pourrions la voir.—Le cœur, en devenant vieux, s’attendrit; aujourd’hui,—je sens, dans le mien, naître et croître une racine—qui m’attache, toujours plus forte et plus solide,—à notre Auvergne bénie,—à la terre où les miens, ceux de mon sang,—dorment leur dernier somme.
Source : Gutenberg

Jean Ajalbert L'Auvergne

«On ne saurait concevoir Riom sans ses tribunaux, écrit M. de Barante; elle a conservé l’esprit de société plus que beaucoup de villes de province; mais l’intérêt de cette société, ce sont les affaires, les plaidoiries, les succès du parquet et du barreau; dans toutes les classes, on s’en occupe, on en parle; lorsque les servantes vont chercher de l’eau à la fontaine, pendant que les cruches s’emplissent, elles s’entretiennent de la Cour d’assises et de l’avocat qui a plaidé.» Riom fait, sur la claire Limagne, comme un noir pâté, une grosse tache d’encre.
Source : Gutenberg

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