“ Mais la Cère n’est pas partout noire et sauvage,—non pas; elle n’écume pas partout comme un chien enragé;—pour lit, elle n’a pas toujours des rochers; elle en a de plus moelleux,—où la vache, comme dans un miroir, se regarde,—et descend, et s’abreuve avec de l’eau jusqu’au cou. ”
Cère
Définition et enjeux
Citations sur “Cère”
Adolphe Mazure, Dictionnaire étymologique de la langue française… (1863)
“ Lors de la prise de Rome par les Gaulois, les habitants de Céré, ville d'Etrurie, avaient donné asile aux choses sacrées. Céré fut depuis regardé comme le sacrarium populi romani, et son nom fut donné aux rites religieux : ainsi cseremonia s'expliquerait par Cere, monere, souvenir de Céré. CERNER, lat. cernere, enfermer ; séparer une chose d'une autre.-Plusieurs dér. et comp. : —1° Concerner, regarder, avoir rapport à ;—2° Décerner, attribuer. — Discerner, démêler le vrai ; discernement. Dans ces divers mots , il y a l'idée de choix, de séparation. — Grec xoivw. ”
Anatole France,
Crainquebille, Putois, Riquet et plusieurs autres récits profitables
“ Du Fau se promenait jour et nuit avec Mme Cère ou avec son ombre, car Mme Cère n’est plus, dit-on, que l’ombre d’elle-même. Cère restait sur la plage, avec sa jumelle. Pendant une de ces promenades, Du Fau perdit son améthyste. Après ce malheur, il ne voulut pas rester un seul jour à Trouville. Il quitta la plage sans dire adieu à personne, prit le train et arriva chez nous, aux Eyzies, où personne ne l’attendait plus. ”
Stanislas Perron, Vie du T. R. P. Marie-Joseph Coudrin… (1900)
“ La Bonne Mère est toute la première; les grands, les petits, enfin toute cette nombreuse famille, qui était heureuse de vous voir et de vous avoir, s'unit à nous pour offrir à Votre Grandeur l'expression de son tendre respect et de sa vénération. La Bonne Mère a reçu dans une même cérémonie les vœux de vingt professes, remplies de zèle, de ferveur et de courage. ”
Albert Farges, Histoire des familles Albert ou Alberti des Monts-de-Beyssac… (1922)
“ Du mariage de Dlle Noémie Daval du Peyrat avec M. Eugène Soulhac, sont nés quatre enfants : 1° Marie-Louise Soulhac, née à Saint-Ceré, le 14 novembre 1844. et décédée à Lantuégoul, le 1er août 1846. Elle avait eu pour parrain son grand'père, le Dr Daval, et pour marraine une tante de M. Soulhac, Marie-Victoire Soulhac, née Condamine ; 2° Jean-Louis-Joseph-Auguste Soulhac, né à Saint-Ceré, le 14 février 1848. Brillant élève, il avait été reçu avocat et donnait les plus belles espérances. ”
Albert Delpit,
Le Fils de Coralie
(1879)
“ Or, de même qu'un mauvais jardinier ne saura jamais enter de greffes vigoureuses, une créature malhonnête ou simplement ordinaire ne jettera pas de bonnes semences dans une âme humaine. Il l'écouta parler, la voix le frappa aussitôt; Mme Dubois racontait à ses hôtes quelle vie retirée elle menait à Vic-sur-Cère, quels y étaient ses soins et ses occupations. Que cette femme eût connu d'autres temps plus agités, Bonchamp n'en doutait pas : il devinait sous ce calme un grand apaisement. ”
Anatole France,
Crainquebille, Putois, Riquet et plusieurs autres récits profitables
“ Autrefois, cette femme cherchait éperdument à plaire à Du Fau, qui, volontiers, rend service à des ménages embarrassés et fastueux. Mais Du Fau ne lui cachait pas son antipathie. Il disait devant elle : « Une fausse belle femme est plus fâcheuse qu’une laide. Avec une laide on peut avoir d’agréables surprises. L’autre, c’est le fruit rempli de cendre. » En cette occasion, la force du sentiment élevait la parole de Du Fau au style de l’Écriture sainte. Maintenant, Mme Cère ne faisait pas attention à lui. ”
Actes du 7e Congrès de la Fédération des sociétés savantes du centre… (1993)
“ LE PROJET Au milieu du XVIIIe siècle, l'ouverture jusqu'à Saint-Flour de la route royale de Paris au Languedoc (notre ancienne route nationale n° 9 et actuelle autoroute A 71-75 pour ce qui concerne l'Auvergne) créa les conditions d'une amélioration de la route Aurillac-Murat-Saint-Flour (-Paris) , au moyen d'une révision du tracé du chemin de la vallée de la Cère et du Lioran, alors qu'on ne songeait pas en haut lieu à entendre les voix qui réclamaient la jonction directe Murat-Massiac-Lempdes (route nationale n° 122) , quoique l itinéraire de l'Alagnon fût connu. ”
Jean Marie Poyféré de Cère, Un mot sur quelques journaux , par M. Poyferré de Cère… (1819)
“ Enfin les choses étaient venues au point , que Députés et Ministres du Roi, étaient souvent outragés , de paroles qui s'élevaient de ces groupes , au moment où ces orateurs se rendaient à la tribune, ou venaient de la quitter. Un tel scandale devait avoir un terme. Il suffisait, pour y remédier, d'invoquer l'art. 92 du règlement de la Chambre. Une proposition fut faite, à cet égard, dans la séance du 18 mars, par M. Poyferré de Cère. L'ordre fut donné par M. le Président pour qu'à l'avenir nul étranger ne put être admis dans les deux issues intérieures de la Chambre. ”
Comtesse de Ségur,
Les Malheurs de Sophie
(1858)
“ Chère enfant, tu me dis souvent : Oh ! grand’mère, que je vous aime ! vous êtes si bonne ! Grand’mère n’a pas toujours été bonne, et il y a bien des enfants qui ont été méchants comme elle et qui se sont corrigés comme elle. Voici des histoires vraies d’une petite fille que grand’mère a beaucoup connue dans son enfance ; elle était colère, elle est devenue douce ; elle était gourmande, elle est devenue sobre ; elle était menteuse, elle est devenue sincère ; elle était voleuse, elle est devenue honnête ; enfin, elle était méchante, elle est devenue bonne. Grand’mère a tâché de faire de même. ”
Comtesse de Ségur,
Évangile d’une grand’mère
(1865)
“ Madame la Comtesse, Je viens de parcourir moi-même votre Évangile d’une grand’mère. Vous le destinez aux enfants de huit à douze ans, et sous une forme familière qui saisit plus vivement leur jeune attention, vous vous proposez de leur faire connaître et aimer notre Seigneur Jésus-Christ. Vous avez pleinement atteint ce but, madame la Comtesse ; votre récit attache, instruit, touche. Vous parlez avec le cœur d’une grand’mère et vous allez aux cœurs des enfants ; on sent à chaque page que vous les connaissez, que vous les aimez, que vous leur voulez du bien. ”
Comtesse de Ségur,
Évangile d’une grand’mère
(1865)
“ Grand’mère. Des miracles sont des choses si extraordinaires que Dieu seul et ceux auxquels il en donne la puissance, peuvent les faire, comme, par exemple, de guérir dans une minute une personne très-malade, ou un aveugle, ou un sourd. Mais, vous m’avez tant interrompue que je ne sais plus ce que je disais. Camille. Vous disiez, Grand’mère, que tous les ans à la fête de Pâques... Grand’mère. Ah ! oui, merci, chère petite ; j’y suis. Tous les ans à la fête de Pâques, Marie et Joseph allaient à Jérusalem pour célébrer la fête. ”
Vie de la révérende mère Thérèse de St Augustin… (1857)
“ « Ah ! respectable Mère, qu'il est consolant pour nous que Dieu nous ait donné, dans sa miséricorde, Madame Louise, notre auguste Mère, qui fait l'appui et la consolation du Carmel! Sa grande charité ne laisse point son zèle oisif. Vos malheurs, ma chère Mère, occupent son tendre cœur; pour vous toutes, sa sollicitude est sans bornes. Son amour pour notre saint état lui fait désirer que vous ayez toutes le courage de vous expatrier, plutôt que de manquer à vos saints engagements. Voilà, chère Mère, l'héroïne dont Dieu a enrichi notre saint Ordre; priez-le de nous la conserver. » ”
Veuve Laurent, Fleurs variées du Parnasse, poésies fugitives… (1869)
“ Sainte Mère de Dieu, divine et chaste Vierge, Dans ton cœur je voudrais constamment habiter, Et pour toi chaque jour faire brûler un cierge Sur l'autel où je vais humblement m'abriter. Est-il rien de plus beau que ta simple demeure, Rien qui puisse égaler le beau séjour des cieux? ”
Eugène Vintras,
Le Sanctuaire intérieur du Carmel…
(1866)
“ Levez-vous et montez vers la sainte demeure de votre Père; votre mère et vos frères vous recevront au milieu de leurs actions de grâces et de leurs bénédictions. Nous sommes certains, ô très divine Mère, que vous nous serez propice, et que celui qui nous ordonna de nous aimer les uns les autres fera ce que vous lui demanderez avec nous. Nous l'en remercions et l'en glorifions, dès maintenant, avec vous, ô très immaculée Mère. Ainen, amen, amen, Adorable et suprême amour de Jésus-Christ, nous t'adorons et nous nous donnons à toi comme nous te supplions de te donner à nous. ”
Comtesse de Ségur,
Évangile d’une grand’mère
(1865)
“ Notre-Seigneur Jésus-Christ est bien réellement le Fils de Dieu, comme vous l’expliquera tout à l’heure Grand’mère. Et l’Évangile est le récit des actions et des paroles de Notre-Seigneur pendant qu’il a été dans ce monde. Mais voilà Grand’mère ; arrangeons-lui son fauteuil, sa table, pour qu’elle soit commodément placée. (Grand’mère entre ; tous les enfants courent à elle et l’embrassent.) ”
Le P. Estrate, Vie de soeur Marie de Jésus crucifié… (1913)
“ Dieu vous les a donnés pour que vous en ayez soin. Soyez comme une bonne Mère. » La Prieure lui ayant dit qu'elle n'avait pas de lumière pour diriger les âmes extraordinaires, elle fit cette sage réponse : « Soyez sans crainte. Lorsqu'une soeur vient vous dire, par exemple : « Ma Mère, pendant l'oraison, j'ai vu la sainte Vierge, j'ai vu Jésus, ils m'ont dit telle et telle chose », répondez à cette soeur : « Ma fille, profitez de ce que vous avez vu et entendu; il faut que cette grâce porte des fruits; par les fruits, vous distinguerez si c'est une réalité ou une illusion. » ”
Comtesse de Ségur,
Les Actes des Apôtres
“ Grand’mère avait écouté la conversation de ses petites-filles. Grand’mère. Écoute, Titine, puisque tu as si envie d’apprendre et de savoir, je viendrai à ton secours ; je te raconterai les Actes des Apôtres comme je vous ai raconté l’Évangile. Valentine. Merci, merci ma bonne Grand’mère ; je serai bien contente. Et nous, et nous, s’écrièrent tous les autres ; nous pourrons écouter, n’est-ce pas, Grand’mère ? Grand’mère. Oui, mes chers enfants ; tous ceux qui le voudront pourront écouter, comme pour l’Évangile. Armand. Et moi, Grand’mère ? Grand’mère. Toi aussi, mon petit chéri. ”
Hippolyte Lefebvre de Juilly, L'Eucharistie, ou les Chants de la soeur aînée… (1853)
“ « Auprès du Père, il sera votre appui : « Et qu'à l'autel, le Fils, prêtre et victime, « Vous puisse offrir toujours dignes de lui! » Gloire au Très-Haut! répond l'heureuse enceinte. Ton Ange est là, qui revient te bénir : Va, jeune enfant, prendre à la Table Sainte Un avant-goût du céleste avenir. Au pain des forts aspirait ton courage ; Vers toi lui-même il s'avance à son tour, Et de ferveur apporte un nouveau gage A ta foi pleine et d'espoir et d'amour. ”
Vie de la révérende mère Saint-Jérôme… (1875)
“ Courage et confiance, mes chères enfants, écrivait le même Père, à la fervente colonie. Vous êtes les objets de la prédilection du Cœur de Notre-Seigneur. Croissez à l'ombre de la croix, sous les ailes de la Vierge, votre sainte Mère. Jésus et Marie vous regardent d'un œil de complaisance. L'un et l'autre vous défendront des fureurs de l'aquilon et des ardeurs brûlantes du vent du midi. Sous la double influence de leurs Sacrés Cœurs, vous porterez en abondance des fruits de vie. Ah ! n'oubliez jamais ce que le Dieu de toute bonté et de toute miséricorde a fait pour vous. ”
Abbé Dabert, La bonne Mère Saint-Jean, ou Vie de Mme Julie Malleval… (1855)
“ Le prêtre était allé prendre le Saint-Sacrement à l'église du monastère. Quand la bonne Mère voit entrer Notre Seigneur dans sa cellule , son visage s'épanouit ; elle veut se mettre à genoux ; 0 mon Jésus! S'écrie-t-elle , que je vous désirais! — Elle demande humblement pardon à toute la Communauté assemblée, renouvelle ses voeux avec une grande ferveur et reçoit le Saint Viatique. Après qu'elle a communié , elle s'écrie : Qu'ai-je à désirer dans le ciel; et qu'ai-je à demander sur la terre , si ce n'est vous , ô mon Dieu ! Soyez le Dieu de mon coeur : c'est tout ce que je demande. ”
Comtesse de Ségur,
Évangile d’une grand’mère
(1865)
“ Grand’mère, souriant. Le bon père de la parabole, qui représente Dieu, est plus indulgent que tu ne le serais, mon enfant. Il réprime le mauvais sentiment de son fils, mais avec bonté ; il commence par sortir de la salle du festin pour le prier d’entrer ; il l’écoute avec patience ; il lui explique l’accueil qu’il a fait à son frère repentant. Là encore, Notre-Seigneur a voulu démontrer sa patience, sa bonté à notre égard ; avec quel amour il nous traite, il nous supporte, il nous attend. ”
Sophie de Ségur,
Les actes des apôtres
(1867)
“ GRAND'MÈRE. Voyons, mes enfants, ne vous disputez pas et continuez à demander ce que vous ne comprenez pas. Les petits rendent quelquefois service aux plus grands qui n'osent pas demander de peur de paraître ignorants. CAMILLE. C'est bien vrai ce que vous dites là, Grand'mère; Armand et le petit Louis ont souvent fait des questions que j'aurais faites moi-même si je n'avais pas eu peur qu'on se moquât de moi. GRAND'MÈRE. Alors, mes chers enfants, tout est pour le mieux et nous allons continuer. Nous parlions de l'union qui régnait parmi les Apôtres, les disciples et les nouveaux Chrétiens. ”
Marie de Saint-Pierre, Vie de la Soeur Saint-Pierre carmélite de Tours… (1884)
“ Plus il paraît petit aux yeux des hommes, plus il est grand aux yeux du Père éternel. J'ai vu un jour dans une lumière divine que le Père céleste m'accordera ce que je désirerai, lorsque je le lui demanderai au nom de l'enfant Jésus sur le sein de sa Mère. Oui, ô divin Enfant, vous êtes, en cet humble état, aussi digne de notre amour, de nos hommages et de nos adorations, que vous le fûtes plus tard lorsque vous guérissiez les malades, ressuscitiez les morts, et commandiez aux vents et à la mer. ”
Marie Keller, Marie Keller, en religion soeur Catherine du Sacré-Coeur… (1884)
“ Puisse-je l'être bien toujours pour la joie de votre cœur maternel! Je vais toujours de même; les douleurs reviennent plus ou moins chaque jour, et il n'en faut pas beaucoup pour me fatiguer. Du reste, ma Mère bien-aimée, en comparant notre supplique et la réponse du saint-père, je n'en suis pas étonnée; car, si Pie IX s'émeut de la tristesse de mes parents et y compatit, il ajoute que pour moi c'est une grâce. Je vous dis cela tout simplement, et je voudrais que l'assurance de mon bonheur vous consolât un peu. ”
Comtesse de Ségur,
Évangile d’une grand’mère
(1865)
“ Grand’mère. Parce que le bon Dieu ne veut pas que nous comprenions tout et que nous sachions tout, pendant que nous vivons dans ce monde ; ce sera notre récompense après notre mort, si nous sommes bons et sages, et si nous obéissons aux commandements du bon Dieu. Henriette. Voyons, Armand, tais-toi ; tu empêches Grand’mère de raconter. Grand’mère. Il faut bien qu’il demande ce qu’il ne comprend pas. À présent, je vais vous raconter ce qu’on appelle la Visitation, c’est-à-dire la visite de la sainte Vierge Marie à sa cousine Élisabeth, femme de Zacharie, prêtre dans le temple de Jérusalem. ”
Marie Keller, Marie Keller, en religion soeur Catherine du Sacré-Coeur… (1884)
“ De toute éternité, dans son aimable Cœur, Le Christ avait ainsi voulu votre bonheur ; Et nous, heureux enfants , en cet anniversaire, Entourons notre Père et fêtons notre Mère. Pendant ces VINGT-CINQ ANS, qui nou-s ont vus grandir, Nous avons chaque jour appris à vous chérir. Dans le nid paternel, entourés de tendresse, Nous avons tout reçu. Nous recevons sans cesse. Jamais il ne se vit de plus tendres parents ; Jamais on ne trouva de plus heureux enfants. Merci, merci! mon Dieu, notre cœur le répète, Et c'est notre prière en cette douce fête. ”
Dieu et Patrie, souvenirs militaires (1894)
“ Bien loin de ma patrie, ma Mère du ciel me regarde et me protège ! me disais-je. pendant que je me figurais vous-même, ma bonne mère, à genoux au pied de l'autel de Marie, pour recommander votre enfant à cette divine Mère. Allez, continuez ! votre prière est puissante : la sainte Vierge m'a toujours protégé et elle me protégera toujours. Elle vous rendra un jour votre fils. ”
Agnès de Lauvens, ou Mémoires de soeur Saint Louis… (1874)
“ Notre Père, qui êtes au ciel, et du ciel Dieu entend ce que vous lui demandez. Eh bien, la sainte Vierge, c'est votre mère qui est au ciel avec Dieu, avec Jésus, qui vous aime tant, et qui la nomme aussi sa mère. ”
Comtesse de Ségur,
Évangile d’une grand’mère
(1865)
“ Et pourquoi Notre-Seigneur l’a-t-il appelé Pierre ? Grand’mère. Tu le verras plus tard, quand on parlera de saint Pierre comme chef de l’Église de Notre-Seigneur. En voilà assez pour aujourd’hui, mes chers enfants ; à demain la suite. ”
Alphonse Karr,
Histoire d'un pion ; suivie de L'emploi du temps…
(1854)
“ LA MÈRE. — Comme le dit ton père, nous en parlons tous les jours; tous les jours, après notre souper, nous disons les grâces, et en remerciant Dieu, nous bénissons notre fils. Puis nous parlons de nos craintes, et nous avons résolu de nous en expliquer avec toi. Comment es-tu habillé? (Elle regarde l'habit bleu de X. ) ANTOINE (riant. ) Vous allez me gronder de ce que je ne me suis pas fait beau pour vous recevoir, de ce que j'ai gardé mon habit de travail. Exigez-vous que j'aille dans ma chambre mettre mes habits neufs? ”
