Résumé

Agnès de Lauvens, ou Mémoires de soeur Saint Louis… (1874)

Pour mes yeux, ma fille sera toujours assez belle ; un seul mouvement de tendresse que mes prévenances arracheront à son coeur me paiera toutes mes peines ; à force de précautions je lui rendrai la santé, à force d'amour je la forcerai de m'aimer, et si je suis condamnée à la voir mourir, laissez-la mourir dans mes bras. J'aime mieux aimer ma fille, j'aime mieux souffrir à cause d'elle, j'aime mieux, s'il le faut, la punir, j'aime mieux la voir expirer sur mon coeur et sous mes baisers, que de cultiver une plaute. Je suis une mère, je ne suis pas un jardinier.
Source : Gallica

Agnès de Lauvens, ou Mémoires de soeur Saint Louis… (1874)

Ainsi Dieu ne permet point qu'il y ait d'état sans croix et sans calvaire. Il punit l'égoïste, le sensuel, l'ambitieux , l'avare ; il éprouve le saint qui s'est tout donné à le servir, qui a renoncé à tout pour ne suivre que lui, et renoncé même à son coeur. Dans ces coeurs vaincus par eux-mêmes, dans ces coeurs dépouillés de tout désir humain, il sait trouver encore une fibre vivante, et peser assez sur elle pour qu'elle souffre par l'une ou l'autre des choses de ce monde qui n'est plus. Vous en accuserai-je, ô mon Dieu, et trouverai-je ici dans vos volontés trop de rigueur?
Source : Gallica

Agnès de Lauvens, ou Mémoires de soeur Saint Louis… (1874)

Il est si bien dans le caractère et dans la bonté de la Providence de faire des âmes comme celles-là, dont le dévouement est le but et la vie, et qui coulent dans le monde comme des ruisseaux de charité, pour donner à tous et ne rien recevoir que du ciel ! Elles ont une patience infinie, une tendresse sans bornes, une complaisance de coeur impossible à lasser. Les mutineries, les violences, les ingratitudes, les coeurs froids, les têtes dures, leur voient toujours la même égalité d'âme, la même ardeur de zèle, et la même force de vertu
Source : Gallica

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