Résumé

Maria Le Chaplain, enfant de Marie… (1878)

Suis-je seule quand je vous ai, ô Jésus, à quelques pas de moi, quand je suis dans votre sainte Maison, quand j'ai le bonheur de vous posséder au dedans de moi ? Et Marie, ma Mère, saint Benoît, saint Bernard, saint Louis de Gonzague : oh! quelle belle compagnie! C'est vous, mon Dieu, et vous seul que je suis venue chercher.
— Ma gorge me fait bien souffrir; j'ai versé quelques larmes : j'avais le cœur si gros. Encore une journée passée : courage, ô ma pauvre âme, les autres passeront de même, et bientôt nous verrons le beau jour de l'éternité.
Source : Gallica

Maria Le Chaplain, enfant de Marie… (1878)

Enfin je l'ai, s'écrie-t-elle toute joyeuse, ce saint habit, et la petite novice se hâte de vous écrire. Il est un peu lourd, mais je l'aime beaucoup; maintenant le sacrifice est fait, la victime est immolée. Quel bonheur! C'est de tout mon cœur que je me suis sacrifiée; je veux être à mon Dieu pour toujours. J'ai tout quitté et j'ai tout trouvé : mon partage à moi, dans cette vie, c'est le Calvaire, la croix de mon Dieu. Oui, la croix, je l'ai demandée à Jésus ; je soupire après une vie cachée, anéantie, pleine d'humiliations.
Source : Gallica

Maria Le Chaplain, enfant de Marie… (1878)

Je ne refuse rien, souffrance de corps, de cœur et d'esprit : souffrir. —
Autrefois, étant pensionnaire, prosternée le visage contre terre devant la sainte Eucharistie, j'aimais à dire et à redire bien des fois à mon Jésus : Ou souffrir, ou mourir. Mon Dieu, je suis votre petite victime ne m'épargnez pas : j'accepte tout ce que vous voudrez bien m'envoyer. Et je le veux uniquement pour vous plaire et pour vous ressembler. Je renonce à tout sentiment de piété sensible : je veux, pour vous plaire, souffrir et prier sans aucune consolation. Fiat à tout, pour tout et en tout.
Source : Gallica

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