Résumé

Soeur Agnès de la Croix, de la congrégation des Gardiennes adoratrices de l'eucharistie… (1904)

J'aimerais la vie régulière et tranquille, c'est mon attrait, ma vocation, il me semble ; et voici que Jésus me jette dans l'action et le mouvement... alors donc : vive l'action ! vive le mouvement !... Tout pour Dieu, rien pour moi !...
« Je vous bénis du fond de mon âme, ma bien chère fille ; soyez joyeuse et calme dans le Cœur de Jésus. Aimez ce bon Maître de plus en plus... pour aimer Jésus, il n'est pas nécessaire de sentir son amour, il est infiniment préférable de le lui prouver par des actes et surtout par des sacrifices. »
Source : Gallica

Soeur Agnès de la Croix, de la congrégation des Gardiennes adoratrices de l'eucharistie… (1904)

Je suis profondément heureuse, plus heureuse que le jour de ma première communion ; bonheur moins doux peut-être, car, dans ce beau jour, je n'avais pas encore abusé des grâces de mon Jésus... mais bonheur plus fort, et qui n'a plus de désir, si ce n'est de voir au ciel Celui que je possède sans le voir ! Ce bonheur n'est pas la jouissance, ou plutôt je ne sais trop distinguer si je jouis ou si je souffre, car je ne peux plus jouir sans souffrir et je ne peux plus souffrir sans jouir.
Source : Gallica

Soeur Agnès de la Croix, de la congrégation des Gardiennes adoratrices de l'eucharistie… (1904)

C'est alors que l'élève de Saint-Aignan naît Enfant de l'Eucharistie.
« Jusque-là, elle regardait sans la connaître la blanche Hostie de l'ostensoir ; elle assistait sans y prendre part au banquet perpétuel de la table sainte. A présent, l'Hostie vit sous ses yeux ; c'est comme un prisme divin à travers lequel elle voit son Jésus, et en Lui tout ce qui est beau, tout ce qui est bien, tout ce qui mérite d'être aimé. Le reste lui semble indigne d'elle. Hier, on lui disait : « N'effeuillez pas votre blanche couronne... » et elle tremblait ; les roses sont si fragiles !
Source : Gallica

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