Résumé

René Ludovie dans la famille et la religion… (1878)

« Si tu savais, Antoinette, ce qui me prend par moment quand je m'approche de ton lit ; comme j'ai envie de te parler, comme mon cœur est plein de choses pour toi !. Mais ma conscience me défend de te donner maintenant tant d'émotions et d'inquiétudes. Je me contente de t'embrasser bien vite, pour ne pas te faire voir que je pleure. »
On conçoit tout ce qu'un pareil esprit de sacrifice valut de mérite à Ludovie, à mesure qu'elle avança dans la vie, et qu'elle eut à immoler à Dieu des affections encore plus profondément enracinées.
Source : Gallica

René Ludovie dans la famille et la religion… (1878)

Sa vocation n'était plus un secret pour la famille. On n'en parlait pas, mais on y pensait sans cesse; et, tous, nous sentions déjà les premières douleurs de la séparation.
Ludovie était dans un perpétuel martyre. Elle ne pouvait plus supporter, sans larmes dans les yeux, la vue de mon père ou de ma mère, ni celle d'aucun d'entre nous. Son cœur se déchirait lentement ; elle eût voulu qu'il se rompit d'un seul coup.
Une ou deux visites qu'elle fit au noviciat de la Ferrandière, l'aidèrent moins à prendre patience, qu'elles n'accrurent ses désirs.
Source : Gallica

René Ludovie dans la famille et la religion… (1878)

Aussitôt il se rendit au Sacré-Cœur pour faire part de sa joie à Ludovie.
« A l'émotion qui accompagnait ma voix, dit le Père, lorsque je lui répétais ce que je venais d'apprendre par le journal, elle me répondit avec un sourire plein de calme : « Ah! merci, merci, mon « Père. Remercions bien le bon Dieu d'une telle grâce.
« J'ignorais tout cela; mais je m'attendais bien, « contre toute espéranee, à la délivrance de mon « frère. »
Le calme digne et grave de Ludovie, sa figure modeste et épanouie, presque comme à l'ordinaire, frappèrent singulièrement le Père M"**.
Source : Gallica

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