Résumé

Notice sur la vie et la mort de notre chère soeur Françoise-Charlotte-Stéphanie Lebrun-Touvre… (1884)

SŒUR JOSÉPHINE. Et la prière donc ? ne te soulageait-elle pas ?
SŒUR STÉPHANIE. Comment prier? Il me semble que Notre-Seigneur ne voulait plus de moi ; je ne voyais que ma vie passée, quelle vie !. Le présent me paraissait un songe, ou plutôt un acte d'hypocrisie.
L'avenir! oh !. je fermais les yeux et demandais la mort.
SŒUR JOSÉPHINE. Pourquoi la mort?
SŒUR STÉPHANIE. Comment vivre sans aimer Dieu, sans faire sa volonté? Je sais bien qu'il me veut ici, mais je ne sais pas si j'aurai le courage de mener cette vie de sacrifice.
SŒUR JOSÉPHINE. Et la sainte Vierge?
Source : Gallica

Notice sur la vie et la mort de notre chère soeur Françoise-Charlotte-Stéphanie Lebrun-Touvre… (1884)

SŒUR JOSÉPHINE. Tu apprendras -à tes dépens. Lorsque quelque chose m'embarrasse ou m'inquiète, je ne m'arrête pas aux termes. Je ne cherche pas les mots, je vais droit au but. Tu verras que dans peu tu feras, comme moi.
SŒUR STÉPHANIE. Oh! que de choses il faut apprendre à ses dépens ! Quelle différence entre l'esprit et les maximes du monde et la morale qui nous est développée au Séminaire, et surtout par notre Mère Buchepot! Je t'assure que le temps de son instruction est pour moi un moment délicieux.
On ne peut mieux comprendre les besoins du cœur, ses désirs, ses penchants.
Source : Gallica

Notice sur la vie et la mort de notre chère soeur Françoise-Charlotte-Stéphanie Lebrun-Touvre… (1884)

Je ne puis assez bénir le bon Dieu d'avoir mis tant de générosité dans le cœur de ma mère. Elle restait toute seule en donnant ses filles. Et voilà que la parole de la Mère Buchepot s'est réalisée : « Madame, votre tristesse se changera en joie ! » N'est-ce pas que le Seigneur est bon ? comme il est grand !. Que sera-ce donc de la récompense de l'autre vie, si, déjà en ce monde, il te donne tant de bénédictions!. Ma petite mère chérie, comme il fait bon aimer un Maître si généreux! Soyons toujours à lui jusqu'à la fin de notre vie !
Ta fille qui t'aime, Sœur STÉPHANIE.
Mai 1860.
Source : Gallica

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