Résumé

Marie-Louise Frossard, enfant de Marie… (1884)

Tu veux une confidence entière; et comme tu es l'amie que j'aime le plus au monde, je te dirai que je ne me marierai jamais ; je le sens, et je l'ai toujours senti : je ne suis pas faite pour le mariage, et jamais je ne pourrais donner tout mon cœur; car je ne trouve que Dieu seul qui possède tout ce que je voudrais trouver en celui en qui j'aurais placé mon amour. Et puis, qu'est-ce donc que les choses de la terre? Comme tout y est mesquin, frelaté, dissimulé ! Que de jalousies et que de haines! Et puis. tout ce qui finit est si court! et Dieu seul est éternel ! Voilà où j'en suis, ma Cécile.
Source : Gallica

Marie-Louise Frossard, enfant de Marie… (1884)

A la famille, il faut des anges, qui portent la paix, qui éclairent, qui consolent; à la France, il faut des saints qui fassent revivre les antiques vertus de simplicité, d'abnégation, de foi, — la gloire de nos afeux; à la société, il faut des victimes, qui, par l'amour et la pratique du sacrifice, s'interposent sans cesse entre la justice et la miséricorde; au monde enfin, il faut des apôtres, qui par la prière et par l'exemple — non moins que par la parole — fassent rayonner partout le nom adorable du Seigneur Jésus — ce nom divin, tant méconnu, tant outragé !
Source : Gallica

Marie-Louise Frossard, enfant de Marie… (1884)

Que n'es-tu avec moi, ma Cécile, pour contempler notre beau ciel, nos montagnes, notre mer, tout enfin ; car tout est beau ici. Nos deux cœurs n'auraient qu'un seul battement pour admirer et louer Dieu, créateur de tant de splendeurs. Si la terre est belle, qu'est-ce donc de l'autre côté du ciel, au Paradis ! »
« Adieu, ma chère amie ; tu sais bien que mon cœur est toujours à toi. »
MARIE-LOUISE.
Marie-Louise ne pouvait rester silencieuse à la veille d'un jour qu'elle avait, les années précépentes, fêté si joyeusement et avec tant de cœur.
Source : Gallica

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