Sidonie Wanham, Journal de Clotilde, pages sérieuses écrites par une jeune fille après ses années de pension… (1875)
“ Il se pourra même que le désenchantement enveloppe votre âme de tristesse, et que vous n'ayez plus qu'un petit sourire à la pensée de vos rêves d'autrefois. Ce qui maintenant vous semble tout austère, la croix, le renoncement, reparaîtra, vous apportant l'espoir et la consolation. « Nous devrions aimer le bon Dieu du matin au soir, disait l'autre jour la petite Marie, puisqu'il est si bon; et être sage jusqu'au fond du coeur, puisqu'il entend même nos pensées. » Cela n'est-il pas vrai, et pourtant n'est-il pas vrai aussi que la piété est bien rare à toutes les époques de la vie? ”
