Liévin-Bonaventure Proyart,
Claude Sousi, ou le Modèle des jeunes gens…
(1858)
“ La preuve la moins équivoque de la solidité des vertus de Sousi, c'était son humilité. La modestie, qui est le premier fruit de cette vertu, paraît en lui dans un degré éminent. On le voit se mettre partout au dernier rang. Il ne s'empresse pas plus à parler de ce qu'il sait que de ce qu'il est. Il se montre toujours plus curieux d'apprendre que jaloux d'instruire, plus disposé à écouter qu'à parler. Doué de toutes les grâces extérieures du corps, il l'ignore lui-même; et l'on eût craint de parler de la beauté de sa figure à un jeune homme qui ne savait estimer que les qualités de l'âme. ”
