Liévin-Bonaventure Proyart

Liévin-Bonaventure Proyart

Résumé

Portrait de Liévin-Bonaventure Proyart Liévin-Bonaventure Proyart Claude Sousi, ou le Modèle des jeunes gens… (1858)

La preuve la moins équivoque de la solidité des vertus de Sousi, c'était son humilité. La modestie, qui est le premier fruit de cette vertu, paraît en lui dans un degré éminent. On le voit se mettre partout au dernier rang. Il ne s'empresse pas plus à parler de ce qu'il sait que de ce qu'il est. Il se montre toujours plus curieux d'apprendre que jaloux d'instruire, plus disposé à écouter qu'à parler. Doué de toutes les grâces extérieures du corps, il l'ignore lui-même; et l'on eût craint de parler de la beauté de sa figure à un jeune homme qui ne savait estimer que les qualités de l'âme.
Source : Gallica

Portrait de Liévin-Bonaventure Proyart Liévin-Bonaventure Proyart Claude Sousi, ou le Modèle des jeunes gens… (1858)

A la vue d'un incendie, à la nouvelle d'une mort subite, d'une grêle, d'une mortalité: « Rendons grâces à Dieu, disait-il, qui nous épargne nous-mêmes dans sa miséricorde. » Il n'aimait pas à entendre ses condisciples et ses amis se plaindre de la rigueur du temps. Il leur disait que Dieu seul en règle la disposition, et que le dérangement même des saisons entre dans l'ordre de sa providence, et qu'il est un effet de sa miséricorde, qui avertit ses enfants par des châtiments temporels de ne pas en mériter d'éternels.
Source : Gallica

Portrait de Liévin-Bonaventure Proyart Liévin-Bonaventure Proyart Claude Sousi, ou le Modèle des jeunes gens… (1846)

L'abbé de Flamanville, la veille de son départ, alla le trouver pour lui dire un éternel adieu. Sousi l'embrassa plein de joie, et lui dit : « Adieu donc, mon cher ami, je vous demande part de frère à tous vos travaux : nous serons séparés de corps, mais nous nous trouverons tous les jours en esprit dans le sacré coeur de notre Seigneur. Ne manquez pas, je vous prie, à ce rendez-vous, j'y serai fidèle de mon côté. » Flamanville ne put s'empêcher de lui dire qu'il était la seule chose qu'il eût du regret de laisser en France.
Source : Gallica

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