Pierre Bonet, L'Abbé Jean Anglade, diacre au grand séminaire de Perpignan… (1902)
“ Subit-il la fascination de cet avenir inconnu et inespéré qui tout-à-coup s'ouvrait devant lui ? Il est une tentation, dangereuse entre toutes, que Bossuet appelle « le charme du sentir », et qui n'est autre chose que l'attachement aux créatures, l'amour de ce que le monde aime et admire, l'éclat, la fortune, les plaisirs. Jean éprouva-t-il cette tentation ? A cet âge, l'imagination va vite et le cœur aussi : « Une flatteuse erreur emporte alors les âmes. Les diadèmes vont sur la tête pleuvant. » ; puis, quand on croit toucher à cet avenir qui paraissait si riant et si beau, hélas ! ”
