Pierre Bonet

Élements biographiques

Pierre Bonet,  L'Abbé Jean Anglade, diacre au grand séminaire de Perpignan… (1902)

“ Le démon ne devait avoir sur cette âme choisie qu'un empire très éphémère ; car nous aimons à croire, et tous ceux qui l'ont connu pensent comme nous, que le saint enfant garda jusqu'à sa mort sa première innocence, et, comme saint Louis-de-Gonzague, emporta dans le ciel la robe immaculée de son baptême.
« Heureux l'homme à qui Dieu donne une sainte mère ! » a dit un poète. Ce bonheur fut accordé à Jean. Les doux noms de Jésus et de Marie furent les premières paroles que ses lèvres balbutièrent, et le premier usage qu'il fit de ses mains fut pour esquisser le signe de la croix.
”
Source : Gallica

Pierre Bonet,  L'Abbé Jean Anglade, diacre au grand séminaire de Perpignan… (1902)

“ Subit-il la fascination de cet avenir inconnu et inespéré qui tout-à-coup s'ouvrait devant lui ? Il est une tentation, dangereuse entre toutes, que Bossuet appelle « le charme du sentir », et qui n'est autre chose que l'attachement aux créatures, l'amour de ce que le monde aime et admire, l'éclat, la fortune, les plaisirs. Jean éprouva-t-il cette tentation ? A cet âge, l'imagination va vite et le cœur aussi : « Une flatteuse erreur emporte alors les âmes.
Les diadèmes vont sur la tête pleuvant. » ; puis, quand on croit toucher à cet avenir qui paraissait si riant et si beau, hélas !
”
Source : Gallica

Pierre Bonet,  L'Abbé Jean Anglade, diacre au grand séminaire de Perpignan… (1902)

“ « Oui, vraiment, le Cœur de Jésus est là ! Je le sens, je le vois, je le crois ! »
Tous ceux qui ont eu le bonheur de connaître l'abbé Anglade savent que ces mystérieuses et divines caresses, son âme était trop pure pour ne pas les avoir senties, et trop simple était son regard pour n'avoir pas perçu cent fois distinctement, avec une infaillible clarté, l'Ami de qui il les recevait. Dieu ne ménage pas ses faveurs à ceux qui ne lui ménagent pas leur amour, et il se communique, dit Dante, à proportion qu'il trouve d'ardeur : « Tanto si da quanto truova d'ardore. »
”
Source : Gallica

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