Vital Sire, Le P. Charles Sire, de la compagnie de Jésus… (1886)
“ « Mon très cher fils, lui écrivait-elle, le 3 novembre, voici le jour de saint Charles, jour mémorable pour toi aussi bien que pour moi. Quand je verrai plus tard arriver cette fête et que je ne pourrai plus te voir, ah ! je pourrai bien regarder ton portrait, je me dirai : « Où est mon fils?. » Jamais tu ne pourras comprendre le chagrin que j'éprouve. J'ai le cœur navré de douleur en pensant que je me sépare d'un enfant que j'aime tant, il n'y a que le bon Dieu qui puisse adoucir ma peine. Je lui fais ce grand sacrifice, qui me coûte tant; mais c'est uniquement en vue de lui plaire. ”
